Cf. dans la correspondance imprimée, t. VI, p. 4â
2i0 LETTRES INÉDITES
second seorment c6 âeroit chose du tout impertinante, et plus que le dict traicté ne requiert, et que ce seroit aussi mectre en doubte la force du premier serment, duquel le premier traicté dépend et a prins rigueur.
Pour la seconde, Sa Majesté est contante d'escripre ses lettres à Teflfect requis.
Quant à la troysiesme , Sa Majesté a fort bonne envye que le conunerce entre les subjectz des deux royaulmes soit estably suyvant le traicté, mais elle trouve que ses subjectz n'ont pas trop de volonté, à l'occasion des pilleryes et oultrages qui leur sont assiduellement faictz par les subjectz du Roy, dont ilz ne peuvent avoir ny raison ny justice, selon que porte l'amityé d'entre Leurs deux Majestez, qu'aussi pour le regard des troubles d'iceluy royaulme à présent. Sa Majesté pense néantmoins que s'il plaisoit au Roy de faire offre soubz ses lettres patantes de telles viQes qui seront les plus propres et commodes au trafficq de ses subjectz, et leur pourvoir de quelques bonnes franchises et privilèges, ilz pourront estre plus aysément induictz à l'establissement du dict commerce.
Et plus bas est escript :
Par Sa Majesté, en son conseil privé.
Signé : Franc. Walsingham.
LA MOTHE-FÉNELON A CATHERINE DE IIÉDICIS
(Londres, 7 juin 1575.)
Madame, j'ay eu très-grand plaisir de recepvoir une si ample et si bien accomplye dépesche, comme ceUe qu'il a pieu à Voz Majestez me faire du vingt-troysiesme du passé, en laquelle me semble que j'ay de quoy pouvoir donner demain à ceste princesse beaucoup de tesmoignage de vostrehonneste persévérance vers elle, et du désir qu'avez qu'elle persévère de mesme vers vous, chose que je mectray peyne de la luy faire trouver
bonne et priser atdtant qu'il me sera possible, comme j'espère qu'elle en prendra beaucoup de contantement, et la rendray au reste bien capable des amples responces et des bonnes satisfactions qu'avez offertes à voz subjectz sur tous les articles de leurs demandes, et n'obmectray tant que je seray icy de faire tout ce que j'estimeray pouvoir servir à la retenir bien disposée vers Voz Très-Chrestiennes Majestez , attendant l'arrivée de mon successeur, lequel tarde par trop, et remectray de vous escripre de toutes aultres choses plus amplement par mes premières pour ne faire ceste-cy plus longue , que pour prier en cest endroict le Créateur, après avoir très-humblement baisé les mains de Vostre Majesté, qu'il vous doinct, etc.
De Londres, ce VII»« jour de juing 1576.
LETTRE DU 17 JUIN A HENRI m.
( Cette lettre a été imprimée dans la Correspondance diplomatique de La Mothe-FéneUm, t VI, p. 448 et suiv. ; mais le posUscriptum suivant est inédit.)
Despuys ce dessus est arrivée la dépesche de Voz Majestez du IIP et du VIP du présent, sur laquelle j'yray trouver ceste princesse le plustost que je pourray , et loue Dieu de bon cueur de quoy vostre indisposition n'a esté telle ny si dangereuse comme l'on le publioit desjà icy. Dieu veuille conserver vostre santé.
LETTRE A CATHERINE DE MÉDiaS.
(17 juin 1575.)
Madame, je diffère jusques à quatre ou cinq jours d'icy pour occasion bien bonne et digne de considération de vous mander
Testât où j'ay trouvé ceste dernière fois en ceste coiu*t les choses de deçà, et celluy auquel je les ay disposées y et celluy où j'espère qu'elles continueront, et pour le présent je ne diray à Vostre Majesté sinon cella mesme qu'elle trouvera desduict asses par le menu en la lettre du roy son filz, que, pour obvier à redictes et ne luy donner ennuy, je ne les veulx estendre davantaige en la présante, laquelle pour aultant demeurera ainsy briefve attandant mes prochaines qui seront plus amples, et qui vous donront, madame, bon compte de tout le surplus que pourrez désirer sçavoir de deçà tenant ce pendant le mieulx que je puys ce lieu bien préparé et en bon estât à mon successeur, contre lequel je ne puys cesser de vous suplier très-humblement que le veuillez haster et luy commander d'abréger doresnavant sa trop insuportable longueur, et je suplieray le Créateur, après avoir très-humblement baysé les mains de Vostre Majesté, qu'il vous doinct, etc.
De Londres, ce XVU"«iour de juing 1575.
Sur la closture de ceste dépesche est arrivée celle de Voz Majestez du IIIP et du VII' du présent en mesme temps qu'on commançoit à faire courir ung fâcheux bruict de l'indisposition du roy vostre filz. Je loue et remercye Dieu de bon cueur de sa convalescence.
LA MOTHE-FÉNELON A CATHERINE DE MÉDICIS
(26 juin 1575.)
Madame, j'espère que par le contenu de la lettre que j'escriptz présantement au roy vostre filz et par l'instruction que j'ay baillée au sieur de Vassal présent pourteur de plusieurs choses de ce lieu, Vostre Majesté pourra bien cognoistre si j'ay
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rien comprins de celles que Tltalien Jacomo peult avoir naguières aportées de delà, qui mettray peyne d'y pénétrer davantaige, afin que de jour en jour je vous en puysse donner plus d'éclaircissement, et ne veulx en ceste lettre vous allonger les propos que j'ay mis en celle du Roy et en la dicte instruction; car ce ne seroit que vous ennuyer, et vous suplieray , madame, très-humblement que veuillez considérer les dicts propos et les bien peser, et m'y faire bien tost une bonne et bien fondée responce pour en donner quelque satisfaction par deçà. Je ne vous ramantevray (rappellerai) aussy rien de la faveur et bon trettement qu'il fauldra faire à ce mylord qui aportera bien tost la Jartière au Roy; car je m'asseure que Vostre Majesté n'obliera rien de ce qui s'y debvra faire ou ordonner et continueray au reste de vous escripre de toutes occurrances d'icy le plus souvant que je pourray tant que je y seray, qui fays estât, madame, comment que soit, d'en partyr environ la myjuillet; car il ne me reste ny puissance ny santé ny moyen aulcun d'y demeurer davantaige; aussi ne m'y a l'on donné d'argent en l'espargne que jusques à la my-may passé , et je y auray esté deux mois davantaige avec ce que ceulx à qui j'ay baillé en ceste ville mes assignations de l'année passée et qui m'y ont advancé plus de trois mil escuz, dont m'y court ung gros intérest, n'en peuvent estre payés du sieur Sardini; qui ne me puys assez esmerveiller, madame, comme Vostre Majesté souffre que mon successeur me face tant languyr icy , au hazard de vostre service, vous supliant très-humblement luy conunander qu'il ne faille de s'y randre résoluement, sinon à la fin de ce mois, au moins au commancement du prochain, et je suplieray le Créateur, après avoir très-humblement baysé les mains de Vostre Majesté, qu'il vous doinct, etc.
De Londres , ce XXVI— jour de juing 1575.