‹ Marie Stuart et Catherine de Médicis: étude historique sur les relations deChapitre 2 sur 215 · TI PRÉFACE · texte numérisé non relu

TI PRÉFACE

données MM. Labanoff, Mignet et Fr. Tytler, m*assurer s'ils éclairaient quelque point important de nos relations diplomatiques avec l'Angleterre et TÉcosse, et je suis resté convaincu que , même après les nombreux et savants travaux des derniers temps, il y avait encore des questions obscures dans cette histoire , et que les correspondances tirées des archives de la famille d'Esneval pourraient servir à les élucider. Quelques exemples suffiront pour le prouver.

L'alliance écossaise était d'une haute importance pour la France : j'en ai montré l'antiquité et les heureux résultats', et cependant aucun de nos historiens ne mentionne les efforts énergiques que tentèrent pour la conserver, dans la seconde moitié du xvi* siècle , Michel de Castelnau, d'Esneval, Ghâteauneuf et Pomponne de Bellièvre. Les historiens les plus récents euxmêmes n'ont guère consulté que la correspondance de l'Angleterre et de l'Espagne j l'intérêt et le rôle de la France se sont effacés à leurs yeux devant la lutte dramatique de Philippe II et d'Elisabeth. Us n'ont vu dans la France qu'un État secondaire dominé par l'Espagne, et ont été trompés par la tactique des agents de l'Angleterre, qui rejetaient sur la France l'odieux de la politique de Philippe II, et présentaient ce royaume comme une annexe de la monarchie espagnole. La fausseté de cette opinion ressortira, je pense, des dépêches de nos ambassadeurs, et de l'étude historique où j'ai retracé leurs négociations et celles de Catherine de Médicis. La France, placée entre les opinions extrêmes que défendaient Philippe II et Elisabeth, soutint son

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