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PRÉFACE. vn
rôle avec dignité, quand elle eut pour la représenter des hommes tels que Paul de Foix, La Mothe-Fénelon et Michel de Gastelnau. Rappeler les services rendus par ces ambassadeurs , c'est réparer un injuste oubli de notre histoire.
On a poussé si loin l'incurie sur ces questions que la plupart des écrivains qui ont écrit l'histoire du XVI* siècle ne savent pas même à quelle époque précise fut rompue notre ancienne alliance avec TÉcosse. Burnet suppose que la France conserva le protectorat de FÉcosse jusqu'à l'assassinat du duc de Guise à Blois^; et cependant le traité de Berwick, qui livra définitivement l'Ecosse à l'Angleterre , a précédé cet événement de plus de deux ans*. L'historien de Charles- Edouard, M. Amédée Pichot, affirme que, dès l'époque du traité d'Edimbourg (1560), la France avait perdu toute influence en Ecosse , tandis que pendant plus de vingt ans elle y a balancé les intrigues de la diplomatie anglaise. Enfin Flassan, quoique traitant spécialement des négociations de la France et de ses relations avec les puissances étrangères* , ne dit pas un mot du second traité de Berwick, d'où date la rupture définitive de nos relations avec l'Ecosse.
Apres avoir signalé ces erreurs ou ces omissions d'écrivains spéciaux , est-il nécessaire d'ajouter qu'on chercherait vainement dans les histoires générales quelques renseignements sur les derniers efforts de la France pour conserver le protectorat de l'Ecosse? Qu'on
4 . Voyez l'ouvrage de Burnet, intitulé : Histoire de mon temps.
2. Voy. p. 139 de cette Étude historique sur les relations diplomatiques de la France et de l'Ecosse.