CHAPITRE PREMIER
Anciennes relations de la France et de l'Ecosse. — Traité de Rouen (1517). —Marie Stuart en France (1550-1561). — Traité d'Edimbourg (1560). -«—
n est peu d'exemples dans rhistoire d'une alliance aussi étroite et d'aussi longue durée que celle de la France et de rÉcosse*. Les ambassadeurs français de la fin du xvi* siècle la font remonter à huit cents ans*. Cette antiquité qu'ils
1. Un Écossais, établi en France, a traité ce sujet au xvi* siècle; mais son ouvrage est resté très-incomplet , moins par sa faute que par le manque de documents. Il a pour titre : Histoire abrégée des roys de France, Angleterre et Escosse, etc. , contenant un hrief discours de Vancienne alliance et mutuel secours entre la France et VEscosse^ par David Chambre , Escossois; Paris, Jean Feurier. La dédicace, adressée à Henri lU, est datée du 17 mai 1570.
3. Correspondance diplomatique de La Mothe-Fénelon y t. III, p. 185, et t. VII, p. 113. Le Laboureur, dans ses Additions ava Mémoires de Cas* telnau (t. I, p. 564, 3' édit.), cite un extrait d'un discours tenu à Elisabeth par Paul de Foix , ambassadeur de Charles IX. Il y disait « qu'il y avoit entre les maisons de France et d'Escosse ligue continuée sans aucune interruption depuis Charlemagne , ayant les prédécesseurs de la dite reine d'Escosse couru mesme fortune que les roys de France , comme tesmoignent la prison da roy David d'Escosse en mesme tems que celle du roy de France, la mort du roy Jacques lY et plusieurs autres, et partant que ce seroit ingratitude de l'abandonner et délaisser en son affliction. La supplioit mon dit seigneur de Foix de considérer qu'il n'y avoit que la seule division d'Escosse qui pût donner diminution de la bonne intelligence qui estoit entre Leurs Majestez (Elisabeth et Charles IX) »