DE LA FRANGE £T DE L*ÉGOSSE
core plus étroite pendant les longues et sanglantes guerres des xiY« et xv« siècles. Au commencement de la guerre de Cent ans, en 1336, David Bruce vint en France implorer le secours de Philippe de Valois, et promit, au nom de tous les barons d'Ecosse, de faire une diversion énergique contre l'Angleterre, et de ne jamais signer de paix avec cette Puissance sans le consentement de la France*. Les désastres de Crécy et de Poitiers, la captivité des deux rois de France et d'Ecosse, Jean le Bon et David Bruce, ne firent que resserrer l'union des deux peuples.
Charles V profita habilement de l'alliance écossaise. Ce prince, qui, « tout coi en ses chambres et en ses déduits, reconquéroit ce que ses prédécesseurs avoient perdu sur les champs de bataille , la tête armée et l'épée au poing •, » ce prince a avoit partout ses alliances aux royaumes et pays voisins, plus que nul de ses prédécesseurs, quatre ou cinq rois en avant n'eussent oncques eu*. » Dès 1371, à l'avénement des Stuarts au trône d'Ecosse, Charles V signa un traité *avec Robert, premier roi de cette dynastie. Il savait que « tout le royaume d'Ecosse avoit mortelle haine aux Anglois ; car oncques ces deux royaumes ne se purent aimer l'un l'autre '.' » Yvain de Galles lui avait appris que l'É-^ cosse « étoit le pays au monde par où Ton pouvoit mieux nuire aux Anglois •. » Aussi Charles V ne cessa-t-il de cultiver l'amitié des Écossais. En 1377, il envoya une ambassade à Robert Stuart, « pour toujours entretenir alliance et amour, et que, en leur partie, ils fissent bonne guerre et âpre aux Anglois, et les occupassent tellement qu'ils n'eussent puissance de passer la mer '. »»