Canibdeni Hist. El%%., pars III, p
2. Lettre de Castelnau en date du 26 juillet 1582. Voy. Pièces jusii^catives; cf. Papiers d'État relatifs à l'Ecosse^ t. II, p. 432 , 441 , 453.
3. Lettres de Marie Stuart, t. IV , p. 388. Elle parle du sieur d'Aubigny , « auquel je ne me veulx aucunement fier. • Voy. aussi t. V, p. 61 .
4. Ibidem, t. V, p. 134 : « Le sieur d'Aubigny a gaigné le pied qu'il a en Ecosse quasi contre ma volonté. »
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avec l'Angleterre ; l'autre , d'une intervention victorieuse de l'Espagne. Ils s'unirent pour assurer l'indépendance de l'Ecosse sous le protectorat de la France. Pendant quatre années , ce petit pays fut le théâtre des intrigues politiques les plus actives; on y vit lutter d'habileté diplomatique Elisabeth, Marie Stuart et Catherine de Médicis secondée par l'expérience et le zèle de Castelnau. Pour la première, il s'agissait de la sécurité et de la puissance; pour la seconde, de la vie et de la liberté ; Castelnau y voyait l'intérêt de la France et l'honneur de son ambassade. « Les Écossois, écrivait-il à Henri III*, seront toujours vos plus certains et assurés amis et alliés. >» Pénétré de cette pensée, il ne craignit pas d'entrer en lutte avec Elisabeth.
La situation de la France rendait difficile la tâche de l'ambassadeur. Catherine de Médicis était affaiblie par l'âge et par le chagrin d'avoir vu s'évanouir ses illusions. Son fils, Henri III, laissait régner sous son nom d'indignes favoris. A côté d'eux un gouvernement occulté, dirigé par l'ambassadeur d'Espagne J. B. Taxis , s'appuyait sur la faction redoutable qui devint trop fameuse sous le nom de Sainte- Ligue et fut l'instrument de la politique espagnole. Lennox était un de leurs agents, et ils s'en servaient pour entraîner rÉcosse dans une alliance étroite avec Philippe II. Les lettres du roi d'Espagne en fournissent la preuve : de Lisbonne, où il venait d'affermir sa domination sur le Portugal, il écrivait, le 2 juillet 1582, à son ambassadeur à Paris*, qu'il approuvait le projet de convertir l'Ecosse à la foi catholique ; mais qu'il ne voulait s'engager dans une expédition armée contre l'Angleterre que si le pape consentait à supporter une partie des frais de la guerre. Dans une autre lettre au même ambassadeur*, il indiquait de nouvelles com-
1. Lettre de Michel de Castelnau en date du 28 juillet 1584. Voy. Pièces justificatwes,
2. L'original de cette lettre se trouve dans les manuscrits du cardinal Granvelle.