INTRIGUES DE PHILIPPE II
tion , si l'on réussit à lui donner une tournure convenable. »
Michel de Castelnau, placé entre les intrigues espagnoles et anglaises, ne se laissa entraîner par aucune de ces factions hostiles à la France. Le péril le plus imminent venait de l'Angleterre; ce fut contre Elisabeth que J'ambassadeur lutta avec le plus d'activité^ Celle-ci , forte de son génie, de ses richesses, de sa puissance royale, du fanatisme écossais, et servie par une habile diplomatie ; celui-là isolé , stimulant avec peine l'apathie de Henri III, et ne trouvant plus la même activité dans Catherine de Médicis depuis que ses espérances les plus chères avaient été déçues. Cependant, malgré ces désavantages, Castelnau balança les forces de l'Angleterre pendant plusieurs années et réussit même à rendre pour quelque temps à la France la prépondérance en Ecosse.