‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 102 sur 257 · Cbalmers, t. III, p · texte numérisé non relu

Cbalmers, t. III, p

4. L’innocence de la très - illustre , très -chaste et débonnaire princesse madame Marie, royne d'Écosse, 1572, par Belleforest, dans la collection de Jebb, t. 1, p. 474-6.

L’ASSASSINAT DE DARNLEY

Ce n’est pas pourtant que nous prétendions que le lecteur doive se contenter absolument des garants que nous venons d’amener devant lui . Il voudra savoir ce que pensèrent, ce q ue firent pour se justifier, ceux que les défenseurs de Marie Stuart attaquaient avec tant de force. Ils subirent le choc, sans le repousser et sans le rendre. Que les quatre eussent ainsi parlé au pied de la potence, cela fut si public et si peu sujet à contestation, que l'auteur de la Deteciio n’osa ni aborder la discussion sur ce terrain brûlant, ni se renfermer dans le silence. Avec une modestie qui dut coûter à son orgueil, il se tint sur l’équivoque et ne montra qu’une demi-assurance à mentir. Il grossit son libelle d’une analyse de l’interrogatoire des patients, analyse qu’il tronqua et interpola comme il lui plut, puisque ses patrons dérobaient soigneusement les originaux au public — c’était un de leurs faibles que de voiler les originaux. — 11 entremêla artificieusement parmi les réponses des accusés en prison leurs paroles de l’heure dernière, esquivant par cette manœuvre le reproche de les avoir omises, et le danger pour sa cause d’en rapporter la teneur exacte, aussi bien que le moment et le lieu. C’est ainsi qu’il fit dire à Hepburn « qu’il croyait que personne ne trouverait jamais à redire au meurtre, lui qui avait vu les écrits (handwrittis), et connaissait les intentions de la reine là-dessus; — à Dalgleish : Quand je meurs pour cela, que Dieu méjugé, si » je sais ce qu’on doit faire à ceux qui furent les inventeurs,

les conseillers, les signataires et les soutiens de la chose » — Buchanan est un faussaire systématique. Qu’on recoure à l’interrogatoire d’Hepburn, tel même que Murray le produisit déjà falsifié aux conférences d’Angleterre, on n’y découvrira pas la moindre atteinte à Marie Stuart. Hepburn déclara bien que Bothwell lui avait montré le bond; mais c'est Buchanan qui tire de son propre fond la dénonciation de la complicité de la reine. Sera-ce le calomnier que de lui supposer une intention perfide, lorsqu’il emploie ce terme

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