I. StrickJaud, t. V, p. 181 , et t. Il, p
1. Mignct, t. I, p. 275- d’après Tytler. t. V, p. 382, éilit. 1846 et une Lrllr, de Unir y d Cecil.
L’ASSASSINAT DE DARNLEY
deuxième confession, lorsqu’il est censé demander à la reine les clefs de sa chambre, c’est parce que Bothwell a envie de faire « saulter le Roy en l’air par pouldre, qu’il y fera mettre. » (Teul. p. 98.) Telle est aussi la thèse de Powrie, de Dalgleish, de John Hay, de John Hepburn1.
Tallo dépose encore qu’à Seton , après le meurtre, Bothwell l’appela et lui dit : « Qu’as-tu pensé en le voyant sauter en l’air’? » Et le journal de Murray : « 10 février, entre deux et trois heures (du matin), le roi sauta en l’air par la poudre. » Telle est aussi la teneur de l’arrêt qui envoya les quatre complices au gibet, le 3 janvier 1 568, * comme atteints et convaincus d’avoir participé au meurtre.... abominable, consommé sur la personne de sa Grâce le Roi, père de notre sbuverain, dans la maison qu’il occupait alors à Edimbourg, près Kirk-of-Field, pendant qu’il était couché dans son lit et qu’il goûtait le repos de la nuit ; d’avoir traîtreusement mis le feu audit logis au moyen d’une grande quantité de poudre, par la force de laquelle la dite maison fut enlevée toute entière et lancée en l’air, et sa Grâce assassinée
traîtreusement et très-cruellement tuée et détruite*
‘ Eh bien ! il est certain que Darnley ne périt point par la poudre.
La maison sauta en l’air entre deux et trois heures du matin, dans la nuit du dimanche 9 au lundi 10 février 1567. A cinq heures, on retrouva le corps de Darnley dans un verger, sous un arbre, dont il avait dû traverser les branchages en retombant, à quatre-vingts yards des ruines de lamaison.il n’avait d’autre vêtement que sa chemise de nuit ; à ses côtés, sa pelisse de fourrure et ses pantoufles. Tout près, le cadavre de William Taylor. Ils ne portaient ni meurtrissure, ni fracture; aucune trace de chute, ni de combustion par la poudre. Ceux en grand nombre, qui virent les corps, en furent frap-