‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 113 sur 257 · Goodall, t. I, p · texte numérisé non relu

Goodall, t. I, p

2. Ane admonition direct to the tretei tordit maintenarit of the Kingit Grâces anthoritie (Avertissement donné ail* lords fidèles soutiens de l’autorité de Sa Grâce le Roi), écrit en 1570, imprimé à Stirling en 1571. — Préface, p. xtx; Fie de Huchanan, p. 10, édit. Feebairn, t. I, 1715. — Goodall, t. 1, p. 342-3. — VActio (dans la Detectio), Anderson, t. II, p. 65.

L’ASSASSINAT DE DARNLEY

Darnley, à laquelle auraient concouru quatre de ses hommes de confiance. Ses vues étaient de rapprocher sa maison de la couronne, d’un degré. Le zélé calomniateur oublie que les lois avaient institué les Harniltons héritiers présomptifs à l’extinction de la descendance de Marie Stuart; et que c’étaient eux qui, sur le chemin du trône, faisaientobstacleauxLennox, et non pas les Lennox aux Harniltons. I)u reste, pas une des nombreuses dépositions que Morton et Murray arrangèrent avec tant de savoir-faire, n’articule la complicité de l’archevêque de Saint-André '.Du pamphlet, le crime du prélat passa dans l’histoire d’Écosse du même Buchanan2, et s’y élargit au point d’absorber le crime de Bothwell. C’est en avril 1571; Lennox a surpris à llunbarton l’archevêque de Saint-André, chef du parti de Marie Stuart, et s’est empressé de le mettre à mort sans jugement. Mais l'historien juge convenable de dire faussement que le prisonnier, ayant sur la conscience le double meurtre de Darnley et du comte de Murray (qui avait été assassiné en janvier 1570), s’est pendu lui-même. « Cet événement, continue-t-il, mit en lumière des choses généralement nouvelles; car on les avait ignorées pour la plupart jusqu’à ce jour. L'archevêque de Saint-André qui logeait tout près (de la petite maison de Kirk-of-Fieid), ayant reçu la proposition de tuer le roi, l’entreprit volontiers, et parce qu’il nourrissait de vieilles haines contre lui, et parce qu’il se flattait de transférer la dignité royale dans sa famille. En conséquence, après avoir choisi six ou huit des plus pervers parmi ses domestiques, il leur donna les clefs du logement du roi et les chargea de l’affaire. Ces hommes entrèrent très-doucement, étouffèrent \€ roi pendant son sommeil et transportèrent son corps dans un jardin par la petite porte, dont j’ai parlé antérieurement. Alors à un signal donné, on mit le feu sous la maison. » Respirons, après celte

I. M. Mignet inscrit cc personnage parmi les conjurés, mais sur la foi de Buchanan, et sans indiquer de preuve. On n’en fit un des atsassins que du temps de Lennoi. Nous venons d’expliquer pourquoi.

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