‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 115 sur 257 · Anderson, t. H, p · texte numérisé non relu

Anderson, t. H, p

2. Miss Slrickland (t. V, p. 169) fait observer "qu’il était beaucoup plus naturel que Bothwell, homme de la cour, connût la disposition de la maison, plutôt que deux lairds du Liddisdate, dont tout l'office s’était borné à s'introduire de nuit et à se teuir blottis dans la chambre du rez-de-chaussée.

L'ASSASSINAT DE DARNLEY

sur la donnée fausse de l’assassinat de Darnley par la poudre. Aussitôt après l’explosion, les assassins coururent vivement vers Edimbourg, dans la direction de Leith-Wynd ; ils voulaient escalader la muraille, mais Bothwell n’ayant pas pu y parvenir à cause de sa main blessée envoya Hepburn parlementer avec le portier deNether-Bow, qui leur avait ouvert précédemment. Déjà, dit Paris, le monde commençait à venir. Le comte regagna Holyrood par la Canongate, rentra chez lui, demanda à boire et se mit au lit; il y resta jusqu’au moment où le fracas de la poudre, ayant réveillé le palais, le remplit d’alarme. Mais si Botlrwell était présent en effet à la destruction de Kirk-of-Field, comment eut-il le temps de parcourir les trois quarts de mille, distance entre le lieu du crime et Holyrood, de faire tant d’allées et de venues, de remonter enfin à son gîte et à son lit dans la partie supérieure du château, entre le moment où la poudre tonna comme une formidable batterie d’artillerie, et celui où le château commença de s’émouvoir ? Probablement après avoir arrêté à Kirkof-Field les dispositions finales, il se retira chez lui pour se préparer un alibi*. Il fit comme les principaux du complot qui, avait-il dit à Hepburn, devaient envoyer chacun un ou deux de leurs hommes à l’exécution. Il était couché depuis une demi-heure, lorsqu’un officier de la Cour, Georges Hacket, entra consterné et « livide comme du goudron, » sans pouvoir dire un mot. « De quoi s’agit-il, demanda Bothwell? — La maison du roi a sauté en l’air, et sans doute le roi est tué. — Fi ! trahison ! » s’écrie le coupable. Il se lève. Bientôt arrivent le comte d’Huntly et beaucoup d’autres ; tous ensemble vont chez la reine*.

Ainsi périt le malheureux prince, au moment où paraissant comprendre ses fautes de deux années, il revenait à la femme qu’il avait méconnue. En lui rapportant son amour et

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