‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 128 sur 257 · Labanoff. t. VII, p · texte numérisé non relu

Labanoff. t. VII, p

3. Goodatl (t. I, p. 353) cite une lettre de Cecil à Noms, 5 mars, portant « que les comtes d’Argyle, de Morton, de Murray, de Cailhness et de Gleucairn , sont amis avec le comte de I.ennox ; ils comptent Être bientôt à Edimbourg, à ce qu’il» disent, pour rechercher les coupables.... Le public parle contre les comtes de Bothwell et d'Huntly qui restent avec la reine. Mais en quoi les accusations sont-elles vraies? Je ne saurais prendre sur moi de me prononcer contre l'un ou l'autre....» — V. aussi Chalmers, t. III, p. 242, not. y.

LE JUGEMENT DE BOTHWELL

pas épargner même son « plus proche, » si elle le trouvait coupable'. Voulait-elle parler du comte de Murray? Nous voyons par Camden et Buchanan qu’aussitôt après le meurtre le bruit se répandit en Angleterre que les coupables étaient Murray, Morton et leurs confédérés*. Marie Stuart donna audience à Killigrew, dans sa chambre de deuil an château d’Édimbourg, le 8 mars. Le lieu était si obscur, que l’on ne pouvait pas distinguer les traits de la reine; mais ses paroles manifestaient assez sa douleur. Outre ces détails, la dépêche que Killigrew expédia le soir même à Cecil, contient ce fait curieux qu’avant son audience il dîna chez le comte de Murray (revenu à son intention), en compagnie d'Huntly, d’Argyle, de Bolhwell et de Lethington*. Quoi donc! depuis trois semaines les placards accusent Bothwell, et voilà le comte de Murray qui le fait asseoir à sa table! Mais les signataires et les adhérents du bond de Graigmillar n’avaient-ils pas promis de se soutenir les uns les autres? Murray dégageait ostensiblement leur parole.

Sur le crime qui remuait toute l’Écosse, Killigrew se contente de dire qu’il trouve beaucoup de soupçons, pas de preuves, pas d'apparences d’arrestations. Il semble qu’à cette époque l’inquiétude commençait de gagner Marie Stuart. Sa sollicitude se porta sur son lits. Le 19 mars, elle chargea Àrgyle et Huntly de le conduire à Stirling, la tutélaire forteresse qui avait abrité ses premières années4. Le lendemain, le comte de Mar reçut le jeune prince qui devait rester sous sa garde jusqu’à l’âge de dix-sept ans. Lord Erskine, père du comte de Mar, avait été l'un des fidèles lordsgardiens de Marie pendant son enfance; le comte lui-même lui avait servi de précepteur. 11 était oncle du comte de Murray, et protestant déclaré. Marie portait une vive amitié à

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