‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 129 sur 257 · Labanoff, t. VII, p · texte numérisé non relu

Labanoff, t. VII, p

2. Camden, t. 1, p. 110. — De même Buchanan, D'tectio et Histoire.

3. Lettre de Killigrew 4 Cécil , 8 mars 1567, dans Chalmers, t. I, p. 3'24, t. III, p. 328, not. u.

4. Journal de Birrel, dans Chalmers t. I, p. 323. — Miss Strickland, t. V, p. 219-222.

LE .JUGEMENT DE BOTHWELL

la comtesse de Mar. Pouvait-elle confier le précieux dépôt à des mains plus indépendantes de Bothwell? Et pourtant, cela n’empêchera pas ses ennemis de jurer qu'elle voulait livrer son fils à la merci de Bothwell, ni M. Mignet de reproduire cette accusation insoutenable*.

Le comte de Mar, que sa nouvelle fonction obligeait à ne pas s’éloigner de Stirling, reçut la capitainerie hérédilaire de cette ville, et résigna le commandement du château d'Édimbourg qu’il s’était attribué indûment vers la tin de la régence de Marie de Lorraine. Marie le lui reprit, dit-on, pour le donner à Bothwell*. — Non pas. — Le Journal de Birrel énonce que, sur l’ordre de la reine, les commissaires du comte de Mar remirent le château d'Edimbourg à Cockburn de Skirling, le 21 mars. Ce fait est appuyé par la décharge que la reine donna au comte de Mar; par le reçu, conservé dans les comptes de la garde-robe, que Cockburn remit aux commissaires du comte, l’une et l'autre pièce, à cette môme date, tandis qu’il ne subsiste dans les archives du temps aucun indice d’une nomination de Bothwell. Le nouveau commandant resta en fonctions jusqu'au 1" juin 1567, où sir* James Balfour lui succéda*. Due, le 15 février, Marie ait accordé à Bothwell le rachat de la supériorité de Leith, donnée par elle en hypothèque à la ville d’Edimbourg dans un besoin d'argent, est-ce là une de ces faveurs énormes, qu’expliquerait seule la passion désordonnée de la souveraine qui accorde? Le doute même est permis sur l’exécution définitive de cette opération, puisque six ans après, en novembre 1573, Morton dressant la liste menteuse des grâces que Marie Stuart aurait prodiguées à son favori, se contente d’écrire :

Il devait avoir (he should hâve had) la supériorité de Leith*.

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