Robertson, Liv. IV, et note i
2. Lettre déjà citée du légat du pape au grand duc de Toscane, mars 15G7. I.aban. t. VU, p. 105 et suiv.
a. Tome 1, p. 206.
LE JUGEMENT DE BOTHWELL. 317
lérance qui partout ailleurs a fait la gloire de ceux qui l’ont professée, qui a rendu si grands les noms de l’Hospital et d'Henri IV? L’aveuglement, en Écosse, eût été de porter des lois contre le parti réformé et de prétendre le contraindre à rentrer au giron de l’Église romaine. Il est étrange avec quelle facilité l’on renverse le caractère naturel des choses, dès qu’il s’agit de blâmer Marie Stuart. A l’erreur de principe, s’est ajoutée l’erreur de fait. Ce n’est pas dans le parlement d’avril 1567, ce fut dès le mois de décembre 1566, que la reine assigna des appointements aux ministres protestants1.
Les trois États approuvèrent l’acquittement de Bothwell ; ils interdirent sous des peines rigoureuses l’usage des placards. Enfin ils confirmèrent les grâces que la couronne avait accordées en divers temps aux principaux de la noblesse. « Chacun, dit M. Mignet, obtint le prix de sa connivence. Cinq des jurés obtinrent la confirmation des grâces qu’ils tenniertt de la cour. Huntly consentant au divorce de sa sœur avec Bothwell, rentra dans ses biens confisqués depuis plusieurs années et nonencore rendus*. » Ainsi présentés, les actes de ce parlement ont l’apparence d’une manœuvre de Bothwell, concentrant sur le cercle étroit de ses affidés les récompenses que prodiguait la main toujours ouverte de sa complice. Le partial Anderson n’admet dans ses collections , souvent infidèles parce quelles sont tronquées ou incomplètes, que les actes relatifs à Bothwell et au comte d’Huntly, les deux beaux-frères*. Mais si nous remontons, avec le consciencieux Keith, à la teneur des pièces authentiques, les choses changent de face ; et nous sommes témoins d’une curée générale des droits royaux par la noblesse. Ratification au comte de Mar du comté de Mar, de la capitainerie de Stirling, etc., etc.; à Richard Maitland de Lethington (père du secrétaire), de la baronnie de Blylh; à sir Richard