‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 141 sur 257 · Tome I, p. 117-126 et p. lxiv · texte numérisé non relu

Tome I, p. 117-126 et p. lxiv

LE JUGEMENT DE BOTHWEIX

David Chalmers, de deux châteaux ; au çomte de Bothwell, de la capitainerie du château de Dunbar avec les terres nécessaires pour l'entretien de la garnison, et généralement de toutes les terres et dignités qu’il possède; à lord ltobert Stuart, frère naturel de la reine et abbé d’Holyrood, pour lui et ses enfants, d’une somme que la reine lui a octroyée sur sa propre part des revenus de l’abbaye; au comte de Murray, du comté de Murray et de Strathdee;à John Chisholm, d'un domaine royal à Leith; au comte d’Huntly de différentes terres; au comte d’Herries, à John Sempill, à James Ogilvie, à Michel Balfour de Burley, aux comtes de Crawford, de Rothes, de Morton, d’Angus *, de Caithness, à George Ramsay de Dalhousie, des domaines ou des charges dont ils jouissaient; annulation de la confiscation prononcée contre feu George comte d’Huntly, en 1563. Marie Stuart avait, dès l’an 1565, délivré de sa prison l’aîné des fils survivants. Elle l’avait réintégré alors dans ses titres; elle avait renouvelé le pardon et la restitution des biens par-devant le parlement le 7 mars 1566*. Treize jours plus tard, le 20 mars 1566, après l’assassinat de Riccio, elle l’avait nommé lord-chancelier à la place de Morton, révoqué. S’il fut compris dans l’acte du 19 avril 1567, c’est qu’il n’y avait pas de raison de l’exclure d’une pièce qui sanctionnait toutes les grâces que les familles nobles avaient obtenues précédemment de la reine. Buchanan veut3 que ce soit seulement le 19 avril que le comte ait recouvré ses biens comme prix du prix du

1 . Les ratifications relatives aux comtes d'Angiis, de Morton et de Murray, ne remplissent pas moins de douze, neuf et sept colonnes grand in-fol. dans la collection des actes des parlements. Elles contiennent un luxe prodigieux de précautions, une énumération incroyable de droits de toute espèce, garantis à ces trois personnages. Murray était alors parti pour l'Angleterre et la France; il faut qu'il ait laissé derrière lui le modèle tout préparé de 1 acte. I/énormité de ces diplômes fait encore mieux ressortir que Murray et Morton étaient & la tête du mouvement, puisqu'ils en profitèrent si largement. Morton stipulait pour lui et pour son neveu, le comte d'Augus, dont il était l’héritier désigné.

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