‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 149 sur 257 · I. Miss Strlckland, I. Vil, p · texte numérisé non relu

I. Miss Strlckland, I. Vil, p

SON MARIAGE AVEC BOTHWELL

cette union était depuis dix mois l’objet de ses vœux criminels. Mais, ajoutent-ils, l’exécution présentait de certaines difficultés. « Ce mariage avait été convenu, chose incroyable, par un contrat signé de la main môme de Marie Stuart le S avril, sept jours avant la sentence d’acquittement de Bothwell. 11 fut préparé avec une mystérieuse précipitation. Bothwell ne pouvait pas ouvertement y prétendre ni la reine y consentir volontairement, après la mort si récente de Darnley, que l’un avait tué deux mois [ auparavant et dont l’autre devait longtemps encore porter le deuil. Que firentils? ils imaginèrent un enlèvement, qui placerait en quelque sorte Marie Stuart sous la contrainte de la nécessité et expliquerait la résignation de la reine par la violence faite à la femme'. » Il aurait mieux valu, pour édifier tout de suite l’opinion sur la portée de ces rigoureuses accusations, avertir qu’elles étaient tirées de la Detectio et de l’/tcfio*. D’abord, quand au contrat ou pour mieux dire promesse de mariage, il n’y pas seulement celui du 5 avril à Seton ; il y en a un autre antérieur, en français. La Detectio, qui en cite les premiers mots’, affirme que cette pièce est de la main de Marie Stuart, qu’elle semblerait, par sa rédaction, être postérieure à la mort du roi1, mais qu’on a de fortes raisons de croire le contraire. Quelles raisons? Buchanan n’a garde de nous en instruire. Goodall a vu ce papier à la bibliothèque Gotton, où d’autres sans doute ont été libres de le vérifier après lui !. Il déclare que ce n’est ni l’écriture, ni la signature de Marie Stuart; que le corps de l’acte est de l'écriture dite de chancellerie; et que dans la signature, la première lettre du mot Marie est deux fois plus haute que

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