‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 153 sur 257 · Bucluman, lier. Scot. L. xvm · texte numérisé non relu

Bucluman, lier. Scot. L. xvm

promesse solennelle de garder le précieux dépôt sain et sauf, et de ne pas permettre que qui que ce fût le lui ôtât'. « Souvenez-vous, lui écrivait-elle, que quand je vous baillay mon fils, comme mon plus cher joïau, vous me prosmistes le garder et ne le délivrer sans mon consentement, comme despuis avez aussi fayt par vos lettres

Marie fut introduite sans difficulté auprès de son fils. Mais cet enfant de dix mois avait oublié les traits de sa mère ; épouvanté des visages nouveaux, dts grands vêtements de deuil et de cet empressement extraordinaire autourde lui, il poussa des cris aigus. En vain chercfiait-elle à l’apaiser; elle tire de sa poche et lui offre une pomme. L’enfant la repousse; elle la donne à la nourrice. La nourrice jette la pomme à une levrette qui allaitait ses petits : la chienne la mange ; à l’instant, spectacle terrible! elle et ses petits, les voilà morts! — *• Du moins, c’est ce que Drury mandait à Cécil, le 20 mai 1567*. Il ajoutait que la reine s’était munie aussi d’un pain de sucre pour l’usage du prince. « Mais le comte de Mar l'a gardé ; on pense que la composition en est très-dangereuse. » Ces ridicules histoires font hausser les épaules; cependant, c’est avec cela que Lethington préparait les catrastrophes.

Marie Stuart écrivit de Stirling, 22 avril, une levreau nonce du pape en France, l’évêque de Mondovi, pour lui marquer le désir de communiquer avec lui, lui annoncer qu'elle lui dépêcherait un homme exprès dès qu’elle serait de retour à Êdimbourg, et le prier d’assurer le pape de la dévotion qu’elle avait « de mourir en la foi catholique et pour le bien de son Église*. Cette déclaration calme et noble ne cadre pas avec les trois lettres affolées qu’elle aurait écrites le même jour à Bothwell , et que l’on tira de la cassette d’argent, outre les quatre lettres de Glasgow. Nous voyons aussi que Marie

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