‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 161 sur 257 · Chalmers, t. III, p. 54, note · texte numérisé non relu

Chalmers, t. III, p. 54, note

le prix, et à convoler bientôt après, nous dirons que son empressement est encore un démenti aux prétendues lettres de Glasgow et de Stirling, où elle est représentée sous les traits d’une rivale d’amour, « la race perfide » qui dispute la citadelle du cœur de Bothwell avec la même opiniâtreté que Marie l'attaque'. La sentence de divorce, à la requête de l'épouse, fut rendue le 3 mai. Quant à Bothwell, dès le 27 avril, il avait saisi la juridiction catholique d’une demande en nullité de mariage, pour parenté à un degré prohibé, dont on n’avait pas obtenu dispense préalable. L’archevêque de Saint-André avait d'autant moins d'objeclions à faire, que le mariage n’ayant été célébré que devant l'Église réformée, n’existait pas aux yeux de l’Église romaine. La sentence conforme est du 7 mai*.

Une fois assuré de l'annulation de son mariage et du consentement de la reine, Bothwell rouvrit les portes de Dunbar et conduisit Marie à Édimbourg, le 6 mai s. En entrant dans la ville, les hommes de l’escorle jetèrent leurs lances à terre pour montrer que la souveraine était libre, sur quoi elle fit mine de prendre le chemin d’Holyrood ; à l’instant, Bothwell s’empara de la bride de son cheval et la fit monter vers le château, où il la garda prisonnière avec le même soin jaloux qu’à Dunbar.

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