Mignet, t. I, p
2. Anderson, t. I , p. 87-9. — Goodall , Appetid. p. 242 - 3. — Ce même jour, 12 mai, Cécil écrivait à Norris, ambassadeur anglais en France : « La reine d'Ecosse sera, je pense, sollicitée d'épouser Bothwell; les principaux
reux, nous en convenons. Mais avant de nous joindre à M. Mignet pour en demander compte à Marie, nous devons songer que liée désormais à son mauvais sort, elle ne parlait plus par elle-même. Il est permis aussi de douter que ce libellé soit bien authentique. Anderson a omis, mais Goodall nous a conservé une note marginale dans le registre de la Cour de session de la même main que le corps du registre, et placée à la hauteur des compliments dont le comte est gratifié : « Mémorandum. Cet acte fut inséré dans les livres, après que le lord régent et tous les lords présents dans la ville, le 18 octobre1, en eurent pris connaissance; ensuite, je le transcrivis. » Ainsi le greffier lui-même nous met sur nos gardes, et probablement, avec intention. La seule preuve incontestable d’authenticité, la transcription immédiate en mai, nous fait défaut. Or, nous avons vu plus d’une fois, et nous verrons les lords se jouer dans ce genre de fraude; on ne manquera pas plus à la vraisemblance qu’à la justice, en les soupçonnant d’avoir ici altéré et forcé les termes dont Marie Stuart se serait servie en l’honneur de Bothwell’.
Au sortir du Tolbooth, Bothwell ramena la reine au palais d’Holyrood, où il l’avait réinstallée la veille*. Le soir, elle le créa solennellement duc des Orcades et seigneur des Shetland.
Voici de quelle manière le parlement de décembre 1567, dans l’acte où nous avons puisé déjà, apprécie ces dernières journées : « persistant et persévérant dans ses crimes, ses projets abominables et ses trahisons, le comte de Bothwell
de la noblesse s’y opposent, et ils sont à Stirling avec le prince » (Chalmers, t. III, p. 242-3, note r). — Cécil savait donc dès lors que les nobles se soulèveraient contre le mariage qu'ils avaient demandé.