Keith, p
3. Miss Strick'and, i. V, p. 2% , d'après une lettre de Drury iCécil, 2à mai I£67.
CHUTE DE MARIE STUART
d’aider les seigneurs dont il s’était l'ait l’instrument'. On aura beau dire avec un parfait détachement de la morale historique, que cela prouve combien était général le sentiment qui les unissait contre Bothwell2; la conduite de Robert Melvil était une indigne trahison contre celle qui avait mis sa confiance en lui. La conduite de James, son frère, fut également déshonorante. Pendant qu’il feignait la fidélité envers Marie Stuart, il accueillait les ouvertures secrètes des confédérés; de séduit, devenu séducteur, il entreprenait de gagner sir James Balfour, ami jusque-là de Bothwell, et qui venait d’être nommé capitaine du château d’Edimbourg*. Son renom de dévouement à Marie Stuart lui ouvrait naturellement l'accès du château, et lui permettait d’y séjourner sans éveiller les soupçons. 11 raconte dans ses mémoires avec une rare impudeur que cette négociation lui prit plusieurs jours. 11 y employa le mensonge, en avertissant faussement Balfour que Bothwell allait le destituer; la flatterie, en le priant d’être l’heureux instrument du salut de la reine et du prince, et l’auxiliaire des projets de la noblesse, qui étaient de couronner le prince (le renversement de la mère était donc décidé dès la réunion de Stirling); l’aiguillon de la menace, sur ce qu’ayant été longtemps ami de Bothwell, il risquait d’être englobé avec celui-ci dans l'accusation d' issassinat du roi. Balfour se rendit à condition qu’on le maintiendrait dans son poste; un bond de garantie fut signé par les chefs de la faction*. Ils ne marchandèrent pas, l’accession du
1. Tytler, t. V, p. 406-7, édition 1845, lettre de Robert Melvil à Cicil, 7 mai 1567. La France, dit Melvil, a offert aux seigneurs une comjaguie il’hummes d'armes et des pensions ; mais les plus honnêtes d'entre eux ont pensé et on a décidé que l’on ne ferait rien qui pût offenser la reine d’Angleterre. — Nous avons déji remarqué plus haut que le ton de la correspondance de du Croc avec sa cour, dans ce temps-là, prouve plutôt qu'il n'avait fait d’offres d’aucune sorte. C'est uu mot d'ordre adopté pour stimuler les Anglais.