‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 176 sur 257 · Lettre de James Betoo dans miss Strickland. t. V, p · texte numérisé non relu

Lettre de James Betoo dans miss Strickland. t. V, p

CHUTE DE MAME STUART

une escorte. Ils se rendirent ensemble à lJunbar. Nous ne sommes pas convaincus que Marie Stuart se fût échappée du manoir de Borthwick, avec l'intention de rejoindre son mari. Bothwell s'était enfui si précipitamment, que nous doutons qu’il leur ait été loisible de rien combiner pour l’évasion de la reine. Il aurait au moins chargé quelqu’un des siens de veiller sur elle et de la conduire en sûreté. Quant à elle, les mesures qu’elle prit, dès qu’elle fut restée seule, pour se mettre en rapport avec ses amis d'Edimbourg, sembleraient indiquer que, sans vouloir désavouer son mari, elle songeait à exercer une action indépendante et à se frayer la voie peut-être vers les Jlamiltons.

Cependant Hume et Morton, après leur déconvenue de la nuit, se rabattirent sur Edimbourg. Leurs confédérés du nord, Athol, Mar, Gleneairn, Kirkaldy de Grange, Lindsay, Ruthven etc. arrivaient. Assurés déjà du capitaine du château et dupréwàtdela ville, Simon Preston, ils s’approchèrent sans crainte. En vain le comte d’Iluntly et ses amis essayèrent d’animer les habitants à la résistance, comme déjà ils les avaient appelés aux armes pour porter secours à la reine. Les magistrats, partisans de l’insurrection, paralysèrent chaque fois leurs efforts. On ferma simplement les portes sans les défendre. Les lords en enfoncèrent une et pénétrèrent dans la Canongate, tandis que les inutiles défenseurs de Marie se repliaient sur le château (il juin). Sir James Ballour n’osant pas encore se déclarer publiquement, les reçut près de lui ; mais le silence de son artillerie faisait assez voir qu’il était avec les rebelles. *

Le même jour les confédérés lancèrent un manifeste1. Ils commençaient en déplorant la captivité et Yesclavajc de la reine, l’impunité de l'abominable meurtre du roi Henri, de bonne mémoire, la honte de l’Écosse parmi les autres nations, le désordre qui régnait dans le royaume; ils déclaraient s’ètre assemblés pour délivrer la reine de la servi-

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