‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 177 sur 257 · Anderson, t. T, p · texte numérisé non relu

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CHUTE DE MARIÉ STUART. 399

tude, préserver la personne du jeune prince de tout danger, et punir le meurtre de son père. Ils sommaient tous nobles et bourgeois de se joindre à eux, sous peine d’être réputés auteurs du meurtre du roi, du rapt et de la détention de la reine, ennemis du prince, et punis de mort comme traîtres.

Le lendemain 12, la cité même leur fut ouverte. Ils se constituèrent en une sorte de conseil de gouvernement intitulé Conseil privé, et publièrent un nouveau manifeste encore plus énergique contre Bothwell'. Les termes méritent d’en être rapportés : « Cedit jour, les lords du Conseil secret et de la noblesse, considérant que James comte de Bothwell, porta violemment la main sur la très-noble personne de notre souveraine, le 24 avril dernier, qu’il retint Son Altesse au château de Dunbar dont il avait la garde, et pendant un long espace de temps conduisit Sa Majesté environnée de soldats, et de tout ce qu'il avait d’amis et de parents, dans les places où il possédait entière autorité et pouvoir, Sa Grâce étant destituée de conseils et de serviteurs; que pendant ce temps, ledit comte entraîna par des voies illicites, notre dite souveraine à l’épouser, mariage en principe nul et de nul efFct pour divers motifs connus aussi bien chez les autres nations et royaumes, que chez les habitants de ce pays, expressément contraire à la loi de Dieu et à la vraie religion professée dans le royaume, laquelle ils sont résolus de défendre jusqu’à leur dernier soupir; considérant de plus, que lesdits lords et nobles sont informés avec certitude que ledit James, comte de Bothwell, pour parvenir à épouser notre dite souveraine, fut le principal auteur, inventeur et instrument du cruel et très-abominable meurtre, commis sur feu notre souverain lord, le roi Henri Stuart, de bonne mémoire; la preuve, c’est que ledit James, comte de Bothwell, étaul dans les liens du mariage avec une autre femme à l époque de ce meurtre, a depuis, et surtout lorsqu'il tenait Sa Majesté la reine entre ses mains, requis et poursuivi injustement le

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