‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 179 sur 257 · History of the Keformation.... p. 44j · texte numérisé non relu

History of the Keformation.... p. 44j

CHUTE DE MARIE STUART

Merse; en deux jours, ils formèrent une petite armée d’environ deux mille hommes. Bothwell, rempli de confiance, ne prit pas la peine de se renseigner sur l’état d’Édimbourg. Soit le désir de vaincre seul, avant l’arrivée des grands vassaux de l’ouest, alin de n’avoir à partager le gouvernement avec personne ; soit la crainte que Marie, une fois au milieu d’hommes dévoués, ne secouât le joug sous lequel il la tenait, le duc des Orcades précipita les affaires. Peut-être aussi, comptant sur la fidélité- de sir James Balfour au château d’Édimbourg, il espérait qu’une pointe vigoureuse le rendrait maître de la ville.

Le samedi 14 juin, à dix heures du matin, il sortit de Dunbar, la reine avec lui, traversa Hadington et passa la nuit à Seton. Pendant la journée, à la halte de Gladsmuir, lecture fut donnée, sur le front des troupes, d’une proclamation dans laquelle la reine et Bothwell dénonçaient la trahison des nobles rebelles, la fausseté de leurs assertions lorsqu’ils se donnaient pour les vengeurs du roi, les libérateurs de la reine, et qu’ils accusaient le duc des Orcades (Bothwell) de vouloir s’emparer de la personne du prince : Le duc, était-il dit, avait été absous par un jugement régulier que le parlement avait approuvé et auquel les chefs de l’insurrection actuelle avaient adhéré. Lui-même avait défié tout accusateur au combat. On ajoutait que le mariage delà reine s’était fait librement. Enfin, pour animer les soldats, on leur promettait la confiscation des rebelles1. Le lendemain 15 juin, Bothwell, poussant devant lui, délogea dès cinq heures du matin et marcha sur Edimbourg. Mais les nobles, encore plus diligents, car ils ne voulaient à aucun prix que l’étendard royal se déployât à la vue du château , avaient quitté cette ville vers deux heures après minuit, et s’étaient portés en avant jusqu’à Musselburg, sur le golfe du Forth. Ils s’y reposèrent, munis de tout ce qu’il fallait pour une expédition dans la saison brûlante, surtout de vin. Leur nombre était de deux mille

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