‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 191 sur 257 · Mignet, t. I, p · texte numérisé non relu

Mignet, t. I, p

2. Mignet, t. I, p. 339. — Dans Keith, p. 403, les noms diffèrent un peu : Morton, Athol. Mar, Glencairn, Ruthven, Hume , Lindsay, Sempill. Miss Stricklaml a vu le warrant original à Dalmahoy-House , chez te comte de Morton (t. V, p. 334, notai); mais elle ne désigne aucun nom. — Gbaliners, (t. I, p. 3âT . noie g), nomme Morton, Athol, Glencairn, Mar, Sempill, Ochiltree et Graham (encore mineur). — Le lord Symryle de Mignet parait être Sempill, un des signataires du bond.

CHUTE UE MARIE STUART. 423

contre Bothwell, l’autre devait fournir contre Marie le prétexte du dénomment final de la tragédie.

Sur-le-cliamp, la même nuit, 16-17 juin, RuthvenetLindsay pénétrèrent darisla chambre où la captive reposait. Ils lacontraignirent de se lever; on jeta surelleàlahâte un manteau de cheval et un capuchon d’étoffe grossière. Entraînée de force, elle fut miseàchevalet conduite sous bonne escorte au bord du Forth. Une barque la transporta de l’autre côté. En quelques heures, le sinistre cortège parvint jusqu’au lac, au milieu duquel s’élevait sur une île le château de Lochleven. Bientôt les portes de la prison s’ouvrirent et se refermèrent sur Marie. Les vieux complots des grands étaient enfin exécutés. Selon leur plan de juin 1565, le roi étaitmort, et la reine confinée dansla forteresse, que dèsce temps Murray lui destinait. Elle était là sous la garde d’une ennemie, Marguerite Erskine, sœur du comte de Mar. Cette dernière, déjà séduite et rendue mère du comte de Murray par Jacques V, avait épousé Robert Douglas, laird de Lochleven, cousin du comte de Morton. Elle en avait eu trois fils dont l'aîné William Douglas possédait Lochleven, et sept filles; l’une était femme de Lindsay. Bien loin de rougir de sa faute première, Marguerite Douglas affectait de se regarder comme la véritable épouse de Jacques V, et son fils James comme le légitime héritier du trône. A ses yeux, Marie de Lorraine et Marie Stuart avaient usurpé ses droits et ceux de son sang. Ainsi chez elle, la haine de la maîtresse abandonnée et l’ambition aigrie de la mère, répondaient d’une âme inaccessible à la pitié. En recevant sa prisonnière, elle osa se vanter que le lord James était le véritable représentant de Jacques V : « Il est trop honnête lui-même pour le dire », répondit Marie d’un ton calme1.

Durant ces tristes journées, qu’étaient devenus les amis de Marie Stuart, qui avaient commencé de se rassembler dans l’ouest? ^événement de Carberry-Hill avait déconcerté leurs

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