‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 192 sur 257 · I. Miss Strickland, t. V. p · texte numérisé non relu

I. Miss Strickland, t. V. p

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mesures. Cependant quelques révélations les ayant informés du départ de la reine pour Lorhleven, les lords Seton, Yester et Borthwick, accompagnés de David Home de Wedderburn et d’une troupe d’hommes résolus, se lancèrent au galop vers ce château. Mais leurs ennemis avaient trop d’avance.

A peine sous les verrous , la captive écrivit à Kirkaldy de Cfrange et lui reprocha en termes amers de l’avoir attirée au piège que lui tendaient des traîtres. Déjà Kirkaldy, soit un reste de pudeur, soit la crainte de la tournure que les événements menaçaient de prendre le 16 juin, s'était plaint aux lords de la tache qu’ils imprimaient à son honneur, en retenant prisonnière celle à laquelle il avait promis de leur part obéissance et respect comme à leur souveraine. Leur réponse avait été, que la nuit même (du 15 au 16) ils avaient inter cepté une lettre écrite par la reine à Bothwell, où elle l’appelait son cher cœur et lui annonçait l’intention de le rejoindre le plus tôt possible. Elle l’avait donnée, disaient-ils, à l’un de ses gardes, avec promesse de récompense, s’il la portait à Dunbar; mais il avait remis cette missive à ses chefs. Ils ajoutèrent, et ceci était leur vrai motif, que dans cette affaire il y allait de leur vie et de leurs biens, qu’il leur fallait donc s’assurer de la personne de la reine; plus tard, quand on aurait constaté qu'elle abandonnait et haïssait le comte de Bothwell, alors il serait temps de reprendre ce chapitre'. Là-dessus Kirkaldy, la conscience tranquillisée (il n’était pas exigeant), répondit à cellequi invoquait sa loyauté, que sur ses reproches, les lords lui avaient montré une lettre qu’elle envoyait au comte de Bothwell, portant promesse, entre autres belles et consolantes paroles, de ne jamais l’abandonner, ni ne l’oublier; alors, supposé que Sa Majesté eût écrit dans de tels termes, ce qu’il avait peine à croire, cela lui avait fermé la bouche.

Ce récit est de James Melvil. M. Mignet en l’analysant, a

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