‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 200 sur 257 · Tytler, t. V, p. 429, édition · texte numérisé non relu

Tytler, t. V, p. 429, édition

CHUTE UE MARIE STUART

la cour de Londres, il sollicitait des subsides pour eux ; il en vint bientôt à proposer en leur nom à Élisabeth d’obliger Marie d’abdiquer en faveur de son fils. Il les informa de l’intention d’Élisabeth d'aider • leur honorable entreprise », et de son acquiscement au plan d’abdication pourvu que Marie descendît volontairement du trône1. Ainsi, quoiqu’il fût porteur d’une courte lettre de consolation pour la captive de Lochleven, sa mission véritable était d’encourager les rebelles. Aussitôt à Ldimbourg il rendit compte à Cécil de l’état du royaume*. « J’ai, dit-il, fait connaître la bonne disposition de Sa Majesté la reine (d’Angleterre) à aider les lords et à participer avec eux aux poursuites contre les meurtriers du roi, ainsi qu’à la sûreté du prince sous la garde du comte de Mar : de quoi les lords remercient très-humblement Son Altesse. Les points particuliers sur lesquels j’ai pris l’avis de Votre Honneur d’après les intentions de votre souveraine, ne sont pas encore décidés, parce que la plupart des nobles sont en ce moment dans leurs maisons où ils se reposent avec leurs amis. » Après avoir indiqué que les Humilions et le comte d’Huntly leur donnent quelque inquiétude, il continue : » Avant mon arrivée, les lords avaient rédigé diverses instructions pour moi, outre une lettre destinée à Sa Majesté (toujours Élisabeth), et signée de leurs noms. Le contenu en était, qu’ayant eu par moi connaissance de la bonne disposition arrêtée de votre maîtresse et de son conseil à les assister dans leur nécessité extrême, eux à leur tour, manifesteraient en son temps leur bonne volonté de servir Sa Majesté de préférence à toute autre. En ce qui regarde leurs rapports avec la France, ils se sont conduits si prudemment, qu’ils ne lui ont donné aucun motif plausible de s’offenser, et que la reine votre souveraine en sera pleinement satisfaite.

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