Keith, p. 434-5. — Anderson, t. II, p
2. Keith, p. 434 , note a. — Anderson , X. Il, p. 240- Lors du couronnement de Jacques VI, qui eut lieu le 29 juillet, trente-quatre personnages seulement de tout ordre signeront au procès-verbal. — Keith, p. 431-8. — Anderson, t. II, p. 244-5. Nous faisons ces observations afin de constater par une chaîne non interrompue l'esprit de fraude qui n'abandonne pas les lords un seul instant.
CHUTE DE MARIE STUART
nement de son fils, comme la chose à laquelle elle put prendre le plus de plaisir. » Il ajouta qu’en conséquence du désir de la reine le couronnement aurait lieu à Stirling et le pria d’y assister, comme représentant de la reine d'Angleterre'. Il essuya un refus positif. C’est après cette entrevue que Th rockmorton écrivant à Cécil et à Leicester le même jour qu'à Élisabeth (26 juill.), leur dit ces paroles que nous avons déjà citées-par avance au commencement de ce travail, et qu’on nous permettra de répéter : « Il est à craindre que cette tragédie ne finisse dans la personne de la reine, après le couronnement du prince, de la même manière qu’elle a commencé avec l’Italien David et le mari de la reine. » Peut-il exprimer plus clairement que, dans son opinion, ceux qui ont tué Riccio et Darnley, tueront aussi Marie Stuart? Il ne croit donc pas que ce soit Marie qui ait tué Darnley. Ces meurtres implacables, il sait qu’ils sont l’œuvre de la faction qui vient de la renverser du trône, après s’être frayé la route de longue main par un double assassinat, selon lui prélude d’un troisième. Mandataire de Cécil, qui derrière le théâtre tenait les fils de ces affaires d’Ecosse, il était en position de connaître de quel côté étaient les trames et les crimes; écrivant y à des hommes sans doute encore mieux instruits, il n’avait pas de raison d’être plus explicite. Ainsi la triste prophétie qui lui échappe, renferme la justification de la troisième victime*.
Il ne se trompait pas sur les intentions de sa maîtresse. Elle lui signifia la défense formelle d’autoriser de sa présence le couronnement du jeune roi et la conduite des lords*. Elle lui exprima, outre le vif mécontentement que lui avaient causé les délais des Écossais avant de donner une réponse et leur refus de le laisser pénétrer à Lochleven , les soupçons qui s’étaient élevés daiis son esprit sur leurs actes et leurs
1. Throckmorton à Élisabeth, % juillet 1567; miss Strickland , t. V, p. 370-1.