‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 219 sur 257 · Teulet, p · texte numérisé non relu

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propositions du fugitif, tint du moins la balance égale. Il ne prêta pas une oreille plus facile aux instances renouvelées de l’autre côté de la mer du Nord contre Bothwell. Deux fois (29 mars et 4 mai 1568) Élisabeth lui dénonça les crimes du comte, réclamant ce dernier pour être jugé en Écosse, conformément aux lois et avec impartialité : du moins elle s’en portait garante*. — Nous savons surabondamment ce que valaient de telles assurances de la part d’Élisabeth. — Deux fois aussi, des lettres partirent d’Edimboupg (21 et 26 août 1568), au nom du jeune roi Jacques VI. Elles étaient accompagnées d’une copie de l’acte par lequel le Parlement de décembre 1567 avait condamné Bothwell à la peine de mort en expiation de ses crimes. Quant à l’exécution, attendu que dans ces temps de guerres, les mers pullulaient de pirates et qu’il faudrait une (lotte tout entière pour transporter avec sûreté le comte en Ecosse , on priait le roi de' Danemark de lever la difficulté en livrant lui-même le condamné au bourreau. Le capitaine écossais John Clerk rapporterait à Edimbourg la tête du coupable, et on la placerait au bout d’un pieu sur le théâtre même du crime1 2 3. Un flux de tendresse pour le roi de Danemark accompagnait la demande que Jacques VI lui adressait par la plume de Murray. Frédéric II, néanmoins, répudia l’étrange office. Seulement quelques mois après, il ordonna de resserrer le prisonnier dans une chambre voûtée du château de Malmoe

En 1569, Élisabeth revint à la charge sans plus de succès. Au reste, en ce moment, des jours meilleurs semblaient se préparer pour Marie Stuart, captive en Angleterre depuis un an. Le Conseil privé de ce royaume, éclairé sur la vérité après avoir vu Murray, Morton et consorts à l’œuvre dans les conférences d’York et de Londres, insista si fortement en faveur de Marie auprès d’Élisabeth, que celle-ci ne put pas

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