‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 222 sur 257 · Goodall, t. 1, p · texte numérisé non relu

Goodall, t. 1, p

l'impunité ; encore moins qu’il dresse ouvertement des embûches à l’innocent' * Lennox lui-même dépêcha en Danemark Thomas Buchanan (distinct de Georges Buchanan, l’auteur de la Deteclio). L’envoyé présenta une longue requête à Frédéric II, dans laquelle il s’élevait contre le crime de Bothwell et contre son simulacre de mariage avec la reine, qu’avait précédé un simulacre d’enlèvement. Il réitérait la demande que le roi fit exécuter sur le coupable la sentence rendue en Écosse, ou qu’il l’expédiât à Edimbourg. Enfin il réclamait la délivrance de John Clerk.

Il parait que la première réponse du roi (nous ne l’avons pas) ne fut pas de bon augure, ni avantageuse pour les affaires des patrons de Th. Buchanan. C’est ce que nous apprenons par une lettre que Morton, Pitcairn, abbé de Dunfermline, et Makgill, représentants de Lennox en Angleterre, écrivirent de Londres à celui-ci le 24 mars 1571 * : « Nous avons reçu une lettre adressée de Danemark à Votre Grâce par Thomas Buchanan, datée du 20 janvier. Comme nous pensâmes qu’elle pouvait contenir certaines choses utiles à dire dans ce pays, nous prîmes sur nous de l’ouvrir et de la lire ; plaise à Votre Grâce la recevoir maintenant. Si nous avons tant tardé à vous l’envoyer, c’est que nous pensions qu’il n’était pas bon de la confier à la poste ou à un messager ordinaire; car nous n’avions nulle envie que leur contenu vint à être pénétré, dans la crainte que quelques-unes des paroles et des choses qu’elle rapporte ne se répandissent ici en manière de nouvelles, et ne reculassent nos affaires 'au lieu de les avancer. Aussi, la cour ayant témoigné le désir de voir la lettre, nous avons donné à entendre que nous vous avions envoyé l’original, et nous avons remis une copie purgée de ce que nous ne croyions pas bon de montrer, comme Votre Grâce en jugera par l’expédition ci-jointe. Votre Grâce pourra la communiquer à ceux

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