l'pon his dm! h, sur sa mort
tement et la signature de divers lords , lesquels cependant n’avaient pas été à l’exécution. C’étaient lord James comte de Murray, lord Robert (autre frère naturel de Marie Stuart), lord Morton, l’évéque de Saint-André, les comtes d’Argyle, de Crawford, de Gleneairn, lord Boyd, les barons de Lethington, de Buccleugh et de Grange. Toute l’affection qu’il avait inspirée à la reine, il l’avait acquise par sorcellerie et inventions analogues, particulièrement les philtres; et il avait trouvé moyen de renvoyer sa propre femme pour obtenir la reine. 11 ajouta avoir trompé par les mêmes artifices, diverses femmes de condition tant en France qu’en Angleterre, et commis d’autres actions déréglées et méfaits, qu’il n’avait pas le temps, dit-il, de rapporter et dont il demandait pardon à Dieu. Il s’accusa encore de semblables fautes en Danemark , à Lubeck et en Écosse. 11 pardonna à tout le monde, exprima son repentir. Enfin * il reçut le sacrement, en affirmant que tout ce qu’il avait dit. était la vérité; et il mourut ainsi*. »
Ce suprême aveu fut dressé en latin et en danois, revêtu du sceau du roi de Danemark et des assistants. Frédéric II envoya des copies certifiées à Élisabeth et sans doute en Écosse. Qu’Ëlisabelh ne se soit pas empressée de mettre une telle pièce au jour, qu’au contraire elle l’ait plongée aussitôt dans ces ténèbres si chères et si propices aux ennemis de Marie Stuart, c’est ce que l’on concevra sans peine.
On ignore aujourd’hui ce qu’est devenu l’original. Il parait qu’il existait encore au dernier siècle à la bibliothèque de Saint-Jame’s Palace, où Hamilton l’aurait consulté et extrait pour ses observations sur Buchanan*. Deux analyses seulement, l’une en français, l’autre en anglais, sont actuellement connues. L’original de l’analyse française reproduit par Keith*, a disparu; tandis qu’il reste de l’autre, deux copies
1. Keith, Append. p. 144. — Teulet, Lettret de Marie Stuart, p. 240-245.