‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 232 sur 257 · Append. p. 144-5. Voy. plus bas, p. 529, les deux pièces · texte numérisé non relu

Append. p. 144-5. Voy. plus bas, p. 529, les deux pièces

du temps, à la bibliothèque Cotton1. Ces deux analyses portent qu’elles sont tirées du récit plus complet qui fut rédigé en latin et en danois; et celle en français, qu’elle fut « donnée par un marchand digne de foy, assistant alors à la dernière attestation dudit comte*. »

Ces documents concordent parfaitement ensemble quant au point essentiel, l'innocence de Marie Stuart dans l’assassinat de Darnley. Us présentent d’autre part certaines différences, c’est-à-dire que le texte français plus accentué que le texte anglais, force la couleur au détriment de Marie. Le texte anglais porte simplement : « il dit encore que toute l’affection qu’il obtint de la reine, il l’acquit par la sorcellerie... » — le texte français: « Poursuit après, comme par enchantement, auquel, dès sa jeunesse, à Paris et ailleurs, il s’estoit beaucoup addonné, il avoit tiré la royne à l’aymer,. soy dépestrant de sa femme. Le mariage consommé, cherchoit tout moyen à faire mourir le petit prince ; et toute la noblesse qui n’y vouloit entendre*. » La première phrase nous parait incliner beaucoup plus que celle du texte anglais, vers la donnée fausse et calomnieuse de la passion de Marie Stuart pour Bothwell avant le mariage. A ce titre, elle indiquerait l’intervention d’une main étrangère et hostile. La seconde phrase, sur le danger du petit prince, n’est pas dans le texte anglais. Elle a tout l’air d’une flagrante interpolation : car elle contient deux des accusations que les nobles s’étaient complu à diriger contre Bothwell, pour légitimer leur prise d’armes de 1567, mais dont ils n’avaient pas apporté la preuve, et pour cause. Ils trouvèrent moyen de calomnier même Bothwell .Nous suspecterions à bon droit dans la pièce en français le "nom de lord Boyd; dans la pièce en anglais, celui de l’évêque (archevêque) de Saint-André, rangés parmi les complices de Bothwell. Nous savons bien que Lennox mit le pré-

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