‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 234 sur 257 · Keith, Appcnd. p · texte numérisé non relu

Keith, Appcnd. p

3. lettre de Marie Stuart à l'archtcique de Glatgotc , juin 1374, Laban. t. IV, p. 170-182.

La lettre où l’archevêque de Glasgow mande ce trait d’infidélité à sa souveraine nous apprend encore que la déclaration ou testament de Bothwell avait pénétré en Écosse. Un certain Barclay, venant d’Angleterre, s’avisa de divulguer à Edimbourg ce qu’il en avait entendu dire à Londres : sur le champ, on le mit en prison. Morton était régent, et n’avait pas au même degré que Marie Stuart, le désir de remuer cette question de l’assassinat. Quoiqu’il fit, ce document ne resta pas ignoré. Un jour, et notre autorité est encore l’archevêque dans la même lettre, le contrôleur Tullihardine le montrait à un gentilhomme dans la chambre où le jeune roi, Jacques VI, écrivait; l’enfant quittant brusquement sa place, vint à eux et voulut voir absolument l’écrit que Tullibardine avait en main. 11 le lut d’un bout à l’autre, le rendit sans dire un mot, et se remit à son travail. Mais le reste de la journée et le soir, il témoigna une gaieté qui ne lui était pas ordinaire, au grand étonnement de l’assistance. Enfin le contrôleur lui en demanda le motif ; « Tullibardine, répondit Jacques, n’ai-je pas juste raison d’être joyeux? Car jusqu’ici on n’avait pas cessé d'imprimer en moi de lourdes accusations et des calomnies contre Sa Majesté ma mère ; et aujourd’hui, j’ai vu la déclaration manifeste de son innocence! » Il avait alors dix ans et demi. Lennox l’avait bercé pour ainsi dire dans cette odieuse histoire. Dès que son petit-fils avait balbutié, le misérable ne sachant rien respecter, lui avait appris de grossières injures contre sa mère *.

Catherine de Médicis se chargea d’avoir une copie en Danemark’. Sur quoi, MarieStuart écrivit à l'archevêque (6 janvier 1577) ; «j’ay euavisque le roi de Dannemarque a envoyé à cette reine (Élisabeth)le testament du feu comte de Bothwell,

Page 1