‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 235 sur 257 · Keith, Append. p. 142. Lettre du 4 janvier · texte numérisé non relu

Keith, Append. p. 142. Lettre du 4 janvier

2. Marie Stuart s'en plaint dans une lettre à l’évêque de Ross, Chattsworth, 24 novembre 1570. L’enfant avait alors trois ans et demi. Laban. t. 111 , p. 127.

3. Keith, Append. p. 143; Lettre de Marie Stuart à l’archevêque de Glatgow, 6 janvier 1577. Laban. t. IV, p. 340.

el qu’elle l’a supprimé secrètement le plus qu’il luy a été possible. Il me senble que le voyage de Monceaux n’est plus nécessaire pour ce regard, puisque la reine-mère y a envoyé comme vous me mandez. » On n’en sait pas davantage làdessus. Catherine dut y employer peu de zèle.

Mais personne, à cette époque, n’éleva de doutes sur l’authenticité de la confession de Bothwell. Nous en trouvons une preuve frappante dans le procès de Morton , quelques années après, en 1581. La plupart des assassins de Darnley avaient payé successivement leur dette au châtiment. L’échéance vintaussi pour Morton. En vain Elisabeth épuisa-t-elle en sa faveur les prières et les menaces ; il dut monter sur l’échafaud où il avait envoyé les coupables subalternes, instruments des principaux. Le 4 juin 1581, deux jours après l’exécution, sir John Porsler, gardien des marches anglaises du milieu , écrivait à sir Francis Walsingham , secrétaire d’État en Angleterre, que Morton avait été condamné pour sa participation au meurtre du roi; que ce chef avait été établi par quatre ou cinq genres de preuves : * d'abord le teslamenl de lord Bothwell; ensuite, M. Archibald Douglas qui était alors l’un de ses hommes, » et qui porta un baril de poudre pour faire sauter le roi, etc....1 2. Cette rapide et familière mention de la déclaration de Bothwell établit clairement qu’on l’admettait sans conteste en Écosse et en Angleterre.

Cependant M. Teulet, en la reproduisant dans son recueil sur Marie Stuart, en conteste l'importance et la rejette, ou peu s’en faut, parmi les pièces apocryphes*. Il s’appuie sur deux motifs: 1" que l’analyse en français énonce qu’elle fut donnée par un marchand assistant alors à la dernière attestation dudit comte; il demande s’il est possible de croire, qu’on ait permis à un simple marchand d’assister aux derniers moments et aux dernières révélations d’un prisonnier d’État de l’importance de Bothwell ; 2° les paroles prêtées à

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