‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 239 sur 257 · Miss Strickland, t. Il, p · texte numérisé non relu

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et des recherches, ne firent rien ressortir contre Marie Stuart.

Lorsque lady Lennox avait demandé à Élisabeth la permission de faire ce voyage dans le nord où elle méditait de marier son fils, la souveraine avait exprimé le désir qu’elle s’abstint d'aller à Chatsxvorth, de peur de donner àcroire qu'elle voulût s’accorder avec la reine d’Écosse. « — Pouvez-vous le penser, avait répondu la comtesse? Je suis faite de chair et de sang, etje n’oublierai jamais le meurtre de mon enfant1 * 3 4. » Paroles, où malgré leur apparence de conviction, il ne faut pas chercher autre chose que la terreur inspirée par la fille d’Henri VIII. Ce fut en effet à cette époque que lady Lennox renoua des relations suivies et affectueuses avec sa belle-fille.

Maintenant qu’elle connaissait Morton , elle retournait contre lui la phrase qu’il avait d’abord inventée contre Bothwell, sur le danger que courrait le fils livré à la discrétion de l'assassin du père. Elle donna les mains au projet de Marie Stuart de transporter le jeune roi sur le continent*. Prisonnière d’Élisabeth tout l’hiver de 1574-5, elle charma quelques-uns de ses tristes loisirs par un travail de broderie pour la prisonnière de Sheffield. Ainsi l'atteste l’inventaire de la garde-robe de Marie Stuart lorsque les Anglais lui saisirent à Cbartley (18 juillet 1586) tout ce qu’elle possédait : « Un petit carré, fait à point tressé, ouvré par la vieille comtesse de Lennox, elle estant en la Tour*. » La noble ouvrière y employa en les mélangeant avec des fils de lin très-déliés, ses cheveux blanchis par le chagrin plus encore que par l’âge*. Ne fallait-il pas chez la hière du prince assassiné, une conviclion désormais aussi ferme que profonde de l’innocence de sa belle-fille, et de la pureté de ses mœurs,

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