‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 28 sur 257 · Miss Slricki., IV, p · texte numérisé non relu

Miss Slricki., IV, p

attaque à la canlonnade, si l’on peut parler ainsi. Mais il y avait près de la reine deux hommes, également détestés, parce qu'ils lui étaient fidèles, Bothwell et l’Italien David Riccio. D’abord ils sont dénoncés simultanément dans ces correspondances1. Puis les traqueurs choisissent Riccio, secrétaire de la reine pour la correspondance de langue française, plus facile à immoler étant étranger, et à calomnier, la nature de ses fonctions l’appelant à de fréquents tête-à-tête avec Marie Stuart. Ils l’assassinèrent le soir du 9 mars 1566, à Ilolyrood, avec la participation de Darnley présent, sous les yeux de Marie, grosse de six mois, au risque de tuer du môme coup et la jeune mère et l’enfant qu’elle portait dans son sein. Les détails de cet atroce événement ne sont pas de notre sujet, non plus que la peinture de l’horreur et de l’indignation de la reine ; mais ses causes nous appartiennent, car elles sont inhérentes à l’état de i’Écosse et elles engendreront les malheurs de Marie Stuart. On le représenta d’abord comme le châtiment que l’époux aurait infligé au vil suborneur d'une reine sans vergogne. Depuis longtemps personne n’admet plus cette fable d'adultère. Ce fut un assassinat politique et religieux’. Le complot eut pour auteurs les nobles restés à la cour, Argyle, Morton, Ruthven, Mailland, etc. ; les nobles réfugiés en Angleterre , Murray, Glencairn, ilothes, Kirkaldy de Grange et autres, qui frappèrent par la main des premiers. Leur but était de prévenir une réaction catholique imminente selon eux, et dont Riccio aurait été l'âme; d’empêcher la reine d'user devant le prochain parlement du droit, dont l’armaient les lois d’Ecosse, de révoquer les aliénations du domaine royal que les grands avaient mis au pillage pendant sa minorité ; de lui arracher de force la réintégration des bannis et la dissolution du

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