Suum colmnbulum dionæum. (Actio, p
LA FAVEUR DE BOTHWELL
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extrême misère, dont on ne pouvait dire s'il était plus débauché ou plus scélérat, et qui, en présence drs partis religieux, contempteur de tous deux, prendrait indifféremment le masque de l’un ou de l’autre. Celui qui avait offert son aide aux ITamiltons pour assassiner le comte de Murray, donnait lieu de compter qu’avec l’appât d’une récompense plus forte il oserait davantage; que, sous l’aiguillon de sa ruine domestique, il se jetterait en avant tête baissée, sans s'arrêter 4 aucun sentiment de piété ni de probité. Dissolu à l’excès, il mettait à s’en glorifier le soin que les autres apportent à éviter le déshonneur et l’infamie.
« Elle donc, ne respirant que licence, et pour qui les lois étaient une prison, les règles du droit une servitude, voyant que son mari n’était pas de trempe à tout bouleverser, choisit un homme qui n’eût rien à perdre en fait de biens, rien à compromettre en réputation ; lequel, avec de tels appuis, ne serait pas de force à n’étre pas renversé aisément, lorsque le dégoût la prendrait ; elle capterait son incontinence avec les plaisirs; elle rassasierait sa pauvreté à force d’argent, certaine de sa foi parleur complicité. Voilà d’où sont sortis cet amour, je ne dis pas excessif, mais insensé, son infâme adultère, son exécrable parricide. Tel fut le gage des noces sanglantes qui les unirent. Les voilà, les causes qui la menèrent à ce crime, haine implacable contre son mari, amour effréné pour son suborneur*. »
Ainsi : Marie Stuart aspire à la tyrannie. Elle a besoin d’un bras pour agir. Son mari étant incipable de la seconder, elle choisit Bothwell, homme sans scrupules, parce qu’il est indifférent en religion, ruiné et débauché. Elle l’accable de ses dons ; et enivrée par la passion, elle lui livre un empire absolu sur elle-même, corps et âme.
Le réquisitoire est complet, mais non pas sans défauts. L’accusation a oublié d’en faire concorder ensemble les diverses parties. Parcourons-les avec elle. Dans les prémisses,