‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 41 sur 257 · Strickland, IV · texte numérisé non relu

Strickland, IV

4. Chaltfiers, III, p. 79, not. m. Selon miss Strickland, t. V, p. 548, note 1 , Dothwell refusa d'abandonner cette pension, ce qui le brouilla à tout jamais avec Glencairn. Il aurait obtenu aussi l’abbaye de Melrose, de Marie de Lorraine, mais l’aurait perdue en 1562 et jamais recouvrée.

autres', s’efforça de rétablir la concorde autour d’elle. A force de prières, elle rapprocha Murray, Argyle, Huntly , Bothwell, Athol, et présida le banquet de réconciliation, qu’elle assaisonna encore de la grâce de plusieurs des coupables; sans l’opposition de Darnley, elle eût rappelé dès lors Maitland de Lethington’. Elle espérait bien vainement laisser la paix après elle, au cas qu’elle succombât dans son travail d’enfantement. En vue de cette naissance , objet de l’anxiété générale, elle invita les principaux de la noblesse à se fixer momentanément à Edimbourg. Lord John Erskine, comte de Mar, gouverneur de la forteresse et oncle de Murray, Murray et Argyle, frère et beau-frère de Marie, furent seuls autorisés à coucher au château, et tinrent ensemble la maison, suivant l’expression des correspondances anglaises. Darnley, quoique sa place y fût marquée, ne voulut pas d’abord la prendre et resta à Ilolyrood , irrité de la prépondérance de Murray. Huntly et Bothwell demandèrent à loger aussi au château; « mais, dit Randolph qui le rapporte, ils essuyèrent un refus’. »

Si c’est pour un homme une marque de crédit et d’honneur que d'être consigné à la porte d’une maison où trônent ses jaloux , Bothwell en reçut et nous en fournit une éclatante démonstration. Il parait même qu’on l’envoya sur la frontière voir ce que faisait Morton*. Ainsi, au rebours de l’afiirmalion de Buchanan , c’est Murray qui domine à Edimbourg, Bothwell qui est éconduit.

1. On trouve dans le journal de Céctl, à la date du 22 avril 1566 : « Argyle, Murray et Glencairn sont reçus dans la faveur de la reine. » (Chalmers, 1, p. 263, note p.) — « Les comtes d’Huntly et de Bothwell, ainsi que l'évêque de Hoss, jaloux de la faveur que la reine témoignait au comte de Murray, prirent occasion, quand la délivrance de la reine approcha, de lui conseiller de le tenir en prison jusqu’à ce qu'elle fût délivrée.... » (Melvil dans Goodal, I, p. 287.)

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