‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 50 sur 257 · Buchanan, Dctrctio, p · texte numérisé non relu

Buchanan, Dctrctio, p

2. John Leslie, évêque de Ross, à l’archevêque de Glasgow, Jedburgh 211-27 octobre t.",68 (Keilh, Append. , p. LIA. I -Ifi) : « I.nrd Uothwell est ici, '■n bonne convalescence île ses blessures. » — Holhwelt avait assisté !l la séance du Conseil privé, le 2.i octobre, à Jedburgh (beilh, p. X,2, extrait

Ces mêmes lettres ne contiennent aucune allusion , si faible qu’elle soit, aux scènes décrites par Buchanan. Il semble que les ennemis de la reine aient rougi de l’énormité de leur mensonge; car le Journal de Murray ne parle plus de ces infamies. « 7 octobre. Milord Bothwell fut blessé dans le Liddisdale, et la reine se rendit à cheval à Borthwick. 8. La reine fut avertie et courut à Jedburgh; de là à l'Ermitage. Elle prit sa maladie en revenant à Jedburgh , où elle resta jusqu’au 1er novembre que Bothwell sortit de convalescence'.» Ces quelques lignes renferment des inexactitudes que nous avons relevées plus haut; mais elles achèvent de justilier Marie Stuart sur le point essentiel.

Buchanan nous a peint le tableau premier avec la couleur la plus forte et la plus crue. D'autres après lui l’ont atténuée, et en ont tiré une sorte de contre-épreuve beaucoup plus pâle, partant beaucoup plus acceptable. Mais au fond c’est toujours le même dessin. On lit dans les mémoires manuscrits de Crawfoid, cités par Keith (p. 351-2), que Bothwell blessé fut porté à son château de l’Ermitage jusqu’à sa guérison. * La reine étant alors à Jedburgh, et recevant la nouvelle certaine de cet accident , en fut si affligée au fond du cœur qu’elle ne prit pas de repos quelle n’eût vu Bothwell. » Elle revient le jour même de sa visite, car elle craignait, en couchant à l’Ei mitage, une attaque des bandits répandus dans le pays. Un si long voyage, l’air de la nuit , et « l’angoisse de son esprit pour le comte, » allument la fièvre dans ses veines.

Crawford expurge doue le récit de Buchanan ; mais il n’est pas pour cela dans la vérité : 1° la reine n’était pas à Jedburgh lors de l’accident ; 2° une fois à Jedburgh, elle prit du repos avant de visiter Bothwell, puisqu’elle n’y alla qu’au

du registre du Conseil privé). I.a manière dont l'évéque de Ross parle de la présence de bothwell. indique qu’elle était récente. D’ailleurs, il ne figure pas dans les signataires de la lettre que le Conseil écrivit à l'archevêque de Glasgow , lu 2il octobre, sur la maladie de la reine.

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