Tytler, t. V. p. 85 , 86, édit
4. Lettre du 6 août, Stirling. — Tytler, t. V, p. 87, édit. 1845.
Nord. Les deux jeunes souverains avaient pris aussi, avec les titres qui leur appartenaient de plein droit, le titre royal d’Angleterre et d’Irlande. Alors Élisabeth , quoiqu’elle ne se fit aucun scrupule de revendiquer, à l’exemple de ses prédécesseurs' son royaume de France , se crut plus libre d’agir : tlle envoya secrètement deux mille livres sterling aux lords de la Congrégation (septembre 1559). Un complot contre la régente s’organisa. Les protestants y entraînèreiit plusieurs lords catholiques, par le motif que l’intervention française était une atteinte à l’indépendance nationale : « Ils disaient que l’on les voulait commander par force et asservir leur liberté au Français* » Le principal de leurs nouveaux adhérents fut James Hamilton, duc de Châtelleraut. Ce seigneur, dont nous avons déjà parlé sous son nom de comte d’Arran, avait reçu le duché de Châtelleraut en France et des pensions, lorsque cinq ans auparavant , il avait abdiqué la régence au profit de Marie de Lorraine. Il était par le sang , comme aux termes d’une loi volée au parlement, l’héritier présomptif de la couronne , en cas d’extinction de la branche régnante. Aussi l’appelait-on le second personnage du royaume, le duc. Il était resté catholique, et jusque-là fidèle à Marie , quoiqu’on eût fait pour lui persuader que la reine avait juré de le ruiner lui et tous les siens*. Son fils aîné, le comte d’Arran, commandait la garde écossaise à la cour de France; mais comme il adopta les doctrines nouvelles, il perdit ce commandement et revint furtivement dans sa patrie. Suivi de près par l’envoyé anglais, sir Thomas Randolph, qui cacha soigneusement sâ présence à la petite cour d’IIamilton (fin de septembre), il surmonta et entraîna la timidité de son père. Les lords gagnèrent aussi William Maitland de Lethington. La régente avait nommé ce personnage secrétaire d’Étut l’année précédente ; à ce titre , toutes les affaires passaient entre ses mains Le don de la persuasion qui découlait de ses lèvres, une dextérité sans égale dans les négocia-