‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 67 sur 257 · Delectio, p. IV , — Rcr. Scot. , liv. xvm, p · texte numérisé non relu

Delectio, p. IV , — Rcr. Scot. , liv. xvm, p

2. Voy. dans Robertson la lettre déjà citée d’ Archibald Douglas & Marie Stuart.

3. Rappelons-nous les traits enflammés avec lesquels on a dépeint l'animosité de Marie Stuart contre les meurtriers de Riccio, après sa rentrée à Edimbourg. Maintenant la voilé qui pardonne aux plus coupables. Elle mit d'abord pour conditions qu’ils resteraient deux ans hors du royaume , peine bien légère, qu’elle commua presque immédiatement en une interdiction pour Morton de s'approcher de la cour & plus de sept milles. Elle n'exclut que trois hommes, George Douglas, Andrew Kerr et Patrick Bellenden. Les deux derniers avaient menacé sa personne avec leurs armes. Miss Slrickl. t. V, p. 76.

LES ASSISES DE JEDBURGH

principale à celte condescendance funeste de Marie Stuart. Le 30 décembre 1566, Bedford mande à Cécil : « La reine a maintenant accordé au comte de Morton, aux lords Ruthven et Lindsay leur décharge et pardon. Le comte de Murray s’est montré tout à fait leur ami auprès de la reine ; moi aussi, d'après vos instructions. Les comtes de Bothwell, d'Atliol et tous les autres lords s’en mirent également, sans cela il n’eût pas été aisé d’obtenir de tels pardons'. » Dans une dépêche ultérieure, Berwick, 9 janvier 1567, il dit encore au ministre anglais : « Le comte de Morton, maintenant pardonné, se regarde tout à fait comme votre obligé pour la faveur et le bon vouloir que vous lui avez témoignés en tout ceci. 11 y eut bien certaines gens * qui s’opposèrent de leur mieux; mais ses amis le soutinrent avec tant de force qu’ils l’emportèrent. Parmi eux, le comte de Bothwell se joignit, en fidèle ami, au comte de Murray; ainsi firent Athol et les autres s. » Sans doute Bothwell agit avec ses alliés; mais on voit bien qu’au lieu détenir le rôle décisif, il n’est que simple comparse. Élisabeth elle-même achèvera de nous éclairer. Quelques mois plus tard, en écrivant à Throckmorton, son ambassadeur (27 juillet 1567), elle triomphe de l’éclatant succès qu’elle remporta en cette occasion : « Le comte de Morton trouva un refuge dans notre royaume, quand il dépendait de nous de le livrer à la mort ; et avant lui déjà, son père et son oncle, service dont ils ne furent pas médiocrement redevables à notre père ; lui-même fut réintégré par égard pour nous, sur les instances que fit, d’après nos ordres, le comte de Bedford pendant son séjour auprès de la reine (d’Écosse)*.»

Dès qu’Élisabeth fait parade d’influence à la cour d'Écosse, il est certain que c’est pour le mal. Premier et fatal effet: Darnley conçut une telle colère du triomphe de ses ennemis,

t. Chalmers, t. II, p. 543, note h.

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