‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 68 sur 257 · Miss Strickland, t. VI, p. 75, 26. — Keith, p · texte numérisé non relu

Miss Strickland, t. VI, p. 75, 26. — Keith, p

ses anciens complices, que, sur-le-champ, il quitta Stirling sans prendre congé de sa femme, et se retira près de son père à Glasgow.

Marie demeura donc seule, comme d’habitude, à expédier les affaires publiques. La principale du moment concernait le traitement des ministres dont l’Église protestante, en assemblée générale, déplorait l’extrême exiguïté. Marie le régla sur des bases très-libérales, à la satisfaction de John Knox1. Puisqu’elle pourvoyait aux besoins d’une Église, elle crut pouvoir complaire à l’autre, la sienne : elle rétablit la juridiction et la cour consistoriale de l’archevêque de Saint- André. Les pouvoirs de cette cour comprenaient non-seulement la confirmation des testaments, la collation des bénéfices, etc.; mais déplus, du moins les réformés le déclarèrent, le droit de rechercher et de poursuivre l’hérésie. Elle entraînait la suppression des commissaires protestants, qui avaient pris la place des juges catholiques. La reine avait manqué de prudence, car ce n’était pas là réclamer la simple tolérance en faveur de son Église, c’était lui mettre une arme offensive entre les mains ; et, quoiqu’on puisse bien affirmer qu’elle n’avait pas l’intention de brûler personne, on comprend le toile qui s’éleva dans le parli opposé contre « l’Antéchrist et la bête venimeuse qui relevait la tête, après qu’on l’avait crue brisée pour toujours. » Quel était l’auteur de cette fâcheuse mesure? Il serait naturel de supposer que c’était l’archevêque lui-même, lui qui devait en profiter, et qu’il se servit pour cet objet à la fois de la circonstance du baptême, et du calme surprenant avec lequel le peuple avait revu alors les pompes du culte romain. Mais Knox affirme que ce fut Bothwell. Robertson donne Bothwell à Marie pour auxiliaire dans le projet de restaurer l’aqcienne religion. « Elle agissait toujours sous l’inspiration , de Bothwell, etc’était un motif plus criminel encore qui déterminait celui-ci à conseiller une pareille mesure. » Que le comte fût de moitié avec la reine

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