Detectio, p. 4. — Rentre Sentie. I. xviii, p
2. Chai mers, t. III, p. 109 et note f. — Miss Strickland, t. V, p. 80. Le Journal de Iîirrel et le Journal des événements (Of occurrents ) nomment aussi la petite- vérole. Birrel ajoute que l’on parlait de poison, cliose inévitable i celte époque.
sion plus propice à cacher un crime? (juand au premier appel de son mari, elle se priva du médecin qui la soignait depuis son enfance, elle souffrait toujours de douleurs aiguës dans le côté. Elle pouvait craindre aussi que la contagion ne parvînt jusqu’au berceau de son fils, sur qui reposaient tant d’espérances. C’était donc un véritable sacrifice que d’envoyer son propre médecin à Glasgow. Il était naturel qu’elle s’abstînt de s’y rendre immédiatement de sa personne, et qu’elle s’éloignât du foyer d’infection, en se transportant de Stirling à Holyrood.
Mais la fatalité de leur mauvaise situation poursuivait les deux époux. Ceux qui ne voulaient pas de rapprochement prirent leurs mesures en conséquence.
Un certain William Walcar, de Glasgow, se présenta devant la reine à Stirling, et lui révéla que le roi et son père préparaient secrètement des forces pour la détrôner, pour couronner son fils et gouverner au nom de l’enfant*. Il disait en avoir été informé par un autre habitant de Glasgow, William Hiegate. Tous deux étaient au service de l’archevêque de cette ville, le fidèle ambassadeur de Marie en France.
Marie se hâta de convoquer son Conseil privé , et cette alerte lui fournit un motif de plus de se transporter de Stirling a Edimbourg. Là, le premier émoi calmé, elle fit venir Walcar et Hiegate. Celui-ci nia tout, mais il dit avoir entendu parler d’un projet de mettre le roi en arrestation. La reine se convainquit bientôt que c’étaient des commérages sans fondement. Cependant ils avaient couru tout le royaume ; et Marie apprit qu’on avait parlé d’elle en termes amers à la petite cour de Glasgow. D’après Adam Blackwood, « qui, après Leslie, est, dit Robertson *, celui des défenseurs de Marie Stuart qui s’entoura de plus de lumières, » et il le prouve bien en disant que la maladie de Darnley était la pe-
1. Lettre de Marie Stuart à l'archevêque de Glasgow, 20 janvier 1567 — Keith, Préf., p. vu, vm. — LabanofT, I, p. 395.