Voy. là-dessus notre appendice au présent chapitre , E
nature de la querelle de la reine avec le roi avant le baptême; le voyage du roi à Glasgow, sa maladie dans cette ville, la cause de sa maladie ; s’il y eut apparence de poison et quels furent ses médecins. » Ensuite, « les déclarations d’Hiegate et ce qui a été dit à Stirling; l’époque de l’arrivée de la reine * à Glasgow; comment elle était accompagnée; les paroles échangées entre elle et Thomas Crawford quand elle arriva devant la ville; combien de temps elle y demeura avec le roi ; sa manière et ses moyens d’être agréable au roi ; si elle envoyait habituellement des messages à Edimbourg et par qui ; quelles femmes étaient en sa compagnie ou dans sa chambre. • Lennox continue, en exhortant Murray, à réunir contre la reine et contre Hamilton, archevêque de Saint-André, des preuves de leur complicité dans l’assassinat de Darnley ; il voudrait « que l’on tirât quelque chose des serviteurs de la reine » (il ne s’en trouva jamais un seul pour déposer contre son ancienne maîtresse). Sa conclusion est qu’il faut « consigner tous les arguments et les preuves possibles contre lord Herries, lord Fleming, lord Livingston, lord Claud Hamilton et tous ceux qui sont passés en Angleterre ; et, en même temps, tout ce que l’on pourra dire sur l’intimité de la reine avec Bothwell à l’époque du meurtre, avant et après1. » Pour nous tenir à la première partie de cette missive, nous ne nous arrêterons pas à démontrer combien il serait extraordinaire et absurde que Lennox, voulant être renseigné sur ce qui se serait passé à Glasgow seize mois auparavant sous ses yeux, dans sa maison, s’adressât au comte de Murray qui était fort loin de là? A quoi donc ont servi les narrations écrites de Crawford? Cette lettre n'a qu’une explication possible : c’est le rappel d’un programme que le comte a tracé à ses affidés et au régent. Maintenant le cadre est complet; qu’ils achèvent de le remplir. Ce sera l’objet de la déposition de Crawford. Si nous nous en rapportons au serment officiel que cet agent de Lennox prêta, en dé-