Goodall, Append., p
2. Instructions de Murray à Middlemore, dans Ooodall, Append. , p. 73-7t>.
3. C.halniers, t. II, p. 435. — Voyez aussi notre Append. à la lin de ce chapitre.
de Cécil à York, que ce fut également un texte écossais que Murray communiqua dans cette ville en grand mystère aux Anglais, Sadler ayant rapporté des expressions écossaises, qu’il appelle * les propres mots de la reine d’Écosse et tracés de sa main1. » Un détail qui n’est pas dénué de valeur, c’est que Murray, en donnant un reçu à Morton qui venait de lui contier toutes ces pièces, le 16 septembre 1568, omit de dire en quelle langue elles étaient “écrites ; même omission des trois commissaires anglais, lorsqu’ils racontent à Élisabeth , le 1 1 octobre suivant, qu’on leur a montré une horrible et longue lettre comme de la propre main de la reine d'Ëcosse’. Suivent les extraits qu’ils ont pris également en langue yulgaire*, c'est-à-dire en écossais. Auraient-ils, eux aussi, traduit comme Murray, le français du texte original? Le 8 décembre 1568 seulement, dans les conférences transportées à Westminster, il fut articulé que les lettres étaient en français*.
La prétendue traduction écossaise que Goodall regarde, croyons-nous, avec toute raison, comme l’original premier de celte correspondance supposée5, servit de type pour çtne traduction latine dont Buchanan fut l’auteur; et cette dernière fut mise en français “, sans compter la traduction anglaise, qui ne figure plus dans les collections imprimées.
M’eût-il pas été beaucoup plus facile, et surtout plus conforme à la loyauté et à la justice, de publier les originaux eux-mêmes, au lieu de se perdre dans ce labyrinthe de traductions? Depuis quand condamne-t-ou un accusé sur des