‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 85 sur 257 · Teulet, p · texte numérisé non relu

Teulet, p

la première citation et les mots essentiels, « si pouvez trouver quelque moyen plus couvert que par breuvage (gif ze can find out ony mair secreit inventioun by medicine). » Au premier moment ce que, traduction de by, paraît inexplicable’, et l’on croit qu'il s’agit d'un projet d’empoisonnement prochain à Craigmillar. Mais by est un idiotisme écossais du seizième siècle; il signifie sans,’ et indique des moyens autres que ceux dont on vient de parler, et dans l’espèce, autre chose que le breuvage empoisonné qu’on lui a déjà fait prendre (à Stirling), et qui n’a pas produit son effet1. On persiste donc à faire dire à Marie Stuart qu’elle a empoisonné son mari, et il est impossible qu’elle le dise, la maladie ayant été la petite vérole. Crime supposé, lettre supposée.

Dans l'ordre matériel, il y a de singulières difficultés et impossibilités sur la manière, le temps, le lieu, et sur certains hommes que cette correspondance met en scène. Marie écrit-elle à Bothwell de l’aveu de celui-ci, ou non ? 11 semble, d’après les lettres I et II, qu’ils étaient convenus de corres-

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