Goodall, Append., p
fixa le nombre des lettres missives à huit1. Quinze mois après (22 janvier 1571), Morton, partant pour de nouvelles conférences en Angleterre, reçut de Lennox, alors régent, le coffret de vermeil « avec les lettres missives, les contrats ou promesses de mariage, les sonnets ou poésies amoureuses, et autres lettres qu'il contenait, au nombre de vingt-et-une, échangées » entre la reine et le comte de Bothwell*. — Augmentation de nombre inattendue et assez étrange. Mais ce n’est pas de cela que nous voulons parler, quoique l’article des lettres ne soit pas épuisé, tant s’en faut. 11 s’agit maintenant des contrats ou promesses de mariage et des sonnets.
Le mémorandum de Buchanan, dans la Detectio, ne dénonce au fond de la cassette qu’une seule promesse de mariage signée par Marie à Bothwell. Murray, Morlon et Lennox, plus adroits, en tirèrent deux : la première en français, sans date, et, comme les lettres, de la main de Marie Stuart. Goodalll’a retrouvée à la bibliothèque Gotton; il aflirme (1754) qu’elle est matériellement fausse’. Or voici qui est singulier : dans le système des accusateurs de Marie Stuart, tous les originaux que la cassette renfermait, se perdirent. 11 en est un pourtant, le document signalé parGoodall, qui aurait échappé au naufrage; et d’après la déclaration de cet historien, dont la probité a toujours délié le soupçon, il serait évidemment supposé !
La seconde promesse de mariage est datée du 5 avril, et en écossais, de la main, dit-on, du comte d’Huntly. Marie et Bothwell y auraient seulement apposé leur signature. Ici la difficulté est d’un autre genre : c’est qu’on y parle longuement, et à plusieurs reprises, de la double action en divorce intentée déjà par Bothwell et sa femme, l’un contre l’autre,