‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 90 sur 257 · Goodall, Append., p · texte numérisé non relu

Goodall, Append., p

•2. Goodall, Append. , p. 91.

3. Nous n'avons pas vu que Robertson , qui combat Goodall sur quelques points, ait parlé des deux promesses de mariage, ni relevé celle affirmation de son devancier. — Nous aurons à parler plus tard et plus amplement de ces deux pièces, au moment du mariage de Rothwell avec Marie. Ici nous es mentionnons & leur rang dans l'inventaire de la cassetle.

tandis qu’on sait avec certitude qu’elle ne fut entamée que les 27 et 29 du même mois. Peut-on croire à l’authenticité d’un tel document?

Les sonnets, au nombre de douze, se composent chacun des quatorze vers réglementaires, sauf le vin* où il n’y en a que treize; et le xn\ six seulement. Ils sont dans les deux langues, écossaise et française, le texte français étant la traduction de l’autre1 2. On a eu raison de le dire, c’est de méchante poésie. Inspirés d’aussi bas que les lettres de Glasgow, ils développent le mi'me thème : passion brutale de Marie Stuart, jalousie contre lady Bothwell, sécheresse de l’amant qu’aucun sacrifice n’émeut, et qui, contradiction bizarre, est à la fois jaloux et glacé. Marie vante son dévouement: car elle a tout livré à Bothwell. Honneur et conscience, parents et amis; pour lui, dit-elle, elle a tout hasardé on quitté; tandisque Jane Gordon, en épousant le comte, n’a eu qu’à jouir paisiblement du haut rang où son mariage l’a élevée. Et cependant, elle n’aime pas celui à qui elle est tant redevable, lui qui en beauté, bonté et constance n’a point de second. Elle préfère un « fascheux sot qu’elle amoit chèrement*. » D’ailleurs, elle est si froide; elle s’habille mal; elle ne sait pas tourner une lettre. A présent qu’elle va être dépossédée de son mari, elle commence seulement à voir qu’elle était « de mauvais jugement; » elle lui fait écrire par d’autres ses plaintes et « ses paroles fardées, » qu’elle emprunte à « quelque auteur luisant. • Simulant la douleur, elle jette les hauts cris; elle touche et persuade : « Vous la croyez, las ! trop je l’apperçoy... » Suivent les doléances de Marie de ce que Bothwell l’estime légère, qu’il soupçonne qu’un autre amour la transporte, que ses paroles sont du vent; ses protestations, qu’elle veut vivre et mourir assujettie à ses lois, ses angoisses de ce qu’il la laisse se morfondre seule la nuit, pendant qu’elle languit à l’attendre.

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