‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 96 sur 257 · ioodall, Append., p · texte numérisé non relu

ioodall, Append., p

2. Nous nous autorisons des lettres de Glasgow, dont les deui premières, les seules qui mentionnent un endroit choisi, ne parlent que de Craigmillar, pour faire voir que les grossières calomnies employées contre Marie Stuart n’empéchent pas de discerner la vérité.

3. Anderson, t. II, p. 272. Bothwell this 24th day wes fouud verray tymus weseing the kingis ludging that wes in preparing for him, and the sanie nycht tuik journay towards Lyddistlail.

L’ASSASSINAT DE DARNLEY

lement que Marie Stuart eût dès le soir de son arrivée, le 23 janvier, réglé avec Daruley qu’ils n’iraient point à Craigmillar et dépéché un exprès à Bothwell, de telle sorte que celui-ci fût déjà occupé le 24, de très-bonne heure, à examiner la maison que Von préparait pour le roi à Édimbourg. D’ailleurs la première des lettres prétendues de Marie Stuart, datée du 24, parle deux fois du seul Craigmillar auquel Darnley acquiesce pleinement1. De même dans la seconde lettre, le 25, c’est encore à Craigmillar que la reine annonce à son complice qu’elle amènera l’homme le lundi, c’est-à-dire le 27 janvier. Ainsi, sans sortir du système des adversaires de Marie Stuart, il est absurde de représenter Bothwell, comme occupé le 24 d’approprier la maison d'Édimbourg ou de Kirk-of-Field . Ces fabricateurs de faux témoignages le sentirent; car dans la deuxième déposition de Paris, qui est du 10 août 1569, tandis que les lettres et le journal de Murray sont de 1567 - 1568, ils insérèrent que la reine, en envoyant son valet à Bothwell deux jours après être arrivée à Glasgow, le chargea de demander lequel était le meilleur pour le roi de Craigmillar ou de Kirk-of-Field, atin d’avoir bon air*. Dans ce nouveau document, le parti à prendre, tranché si lestement par le journal de Murray, est seulement mis en délibération. Mais d’après ce môme journal, Bothwell est alors dans le Liddisdale dont il ne revient que le 28 à Édimbourg. Quant à la déposition de Paris, nous avons montré ce qu’elle vaut en général, et sur le point particulier du voyage de Paris à Édimbourg. N’est-il pas trèscurieux qu’on nous dépeigne Bothwell donnant tous ses soins à Kirk-of-Field, quand Marie, dans ses quatre lettres , ne l’entretient que de Craigmillar, et n’indique pas même une éventualité quelconque d’un changement de lieu? Est-ce de la sorte qu’entre complices, on correspond et l’on s’enteud?

1. Teulet. Lettre de Marie Stuart, p. 12, 28. Ces deux indications sont déjà dans le chapitre précédent.

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