‹ Marie StuartChapitre 2 sur 231 · SA DÉLIVRANCE · texte numérisé non relu

SA DÉLIVRANCE

Avant de pénétrer dans la partie inédite de notre sujet, le procès de Marie Stuart, il est indispensable, pour en avoir la clef, de jeter un rapide coup d'oeil sur les causes de sa captivité et sur les conjurations qui servirent de prétexte à sa condamnation à mort.

L'Ecosse, indépendante depuis plusieurs siècles, et pouvant presque toujours compter sur l'antique alliance de la France,

1 Sources consultées : I. Lettres, instructions et mémoires de Marie Stuart reine d'Ecosse, publiés sur les originaux et les manuscrits du State Papers Office, de Londres, etc., par le prince Alexandre Labanoff. Londres, 1852, 7 vol. in-8. — IL Lettres de Marie Stuart, publiées par A. Teulet. Paris, 1859, 1 vol. in-8. — III. Marie Stuart et Catherine de Médicis, Étude historiaue sur les relations de la France et de l'Ecosse dans la seconde moitié' du seizième siècle, par A. Chéruel. Paris, 1858, 1 vol. in-8. — IV. Relations politiques de la France et de l Espagne avec l'Ecosse au seizième siècle, d'après les papiers d'Etat et documents inédits conservés aux Archives de France, par Alexandre Teulet. Paris, 1862, 5 vol. grand in-8. — V. Lives

2 MAPIE STUART.

était trop voisine de l'Angleterre pour ne pas exciter incessamment ses craintes et ses convoitises. De là des guerres continuelles enlre les deux peuples. Pour mettre fin à ces luttes, aux dangers qui menaçaient l'Angleterre, et à l'alliance française, Henri VIII eut la pensée d'annexer l'Ecosse à son royaume en faisant épouser à son fils Edouard l'unique héritière de Jacques V, Marie Stuart, à peine sortie du berceau. 11 tenta de la faire enlever à main armée pour qu'elle fût élevée en Angleterre jusqu'au moment de son mariage, mais il échoua, et la jeune princesse, échappée à ce guet-apens , fut conduite en France et y porta sa couronne au Dauphin François, l'héritier de Henri II. A peine âgée de quinze ans, et sans se rendre compte de la portée d'un tel acte, Marie, à la sollicitation du roi son beau-père, eut l'imprudence de lui céder, par une clause secrète de son contrat de mariage, tous les droits qu'elle pourrait prétendre un jour à la couronne d'Angleterre. Elle commit une faute encore plus grande lorsque Marie Tudor, reine d'Angleterre, moui'ut et que sa sœur Elisabeth fut appelée à lui succéder : ce fut, à l'instigation de Henri II et des princes lorrains, ses oncles, d'ajouter à ses titres celui de reine

ofthe Queens of Scotland, etc., t. VII, by Agnes Stkickland. Edinburgh and London, 1858, 7 vol. in-8. — VI. Notice sur la collection dès portraits de Marie Stuart appartenant au prince Labanoff. Saint-Pétersbourg, 1860,. 1 voi. in-8, 2<^ édit. — VII. Causeries d'un curieux, etc., par F. Feuillet DE Conçues ^Portraits de Marie Stuart, t. IV). Paris, 1868. — VIII. Ilislory of England, etc., Reign of Elisabeth, by James Anthony Froude, t. XII. London, 1870, 12 voi. in-8. — IX. Mary Queen of Scots and lier accu~ sers, etc., t. il, by John Hosack, barrister-at-law. 1870-1874, 2 vol. in-8. — X. Mary Queen of Scot<! and lier latest english historian, etc., with some remarks on M. Froude's Histo7-y of England, by James F. Meline. London, 1872, 1 vol. in-8. — XI. The historj of Scotland, etc., t. V, by John Hill BuRTON. Edinburgh and London, 1873, 8 vol. in-8, 2<' édit. — XII. Histoire de Marie Stuart, par Jules Gauthier. Paris, 1875, 2 vol. in-8, 2'^ édit. — XIII. The Letter-Books of sir Amias Poulet, keeper of Mary Queen of Scots, edited by John Morris, priest of the Society of Jésus. London, Burns and Oates, 1874, 1 vol. in-8.

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