CHAPITRE DjIXIÉME
réponses sont celles de gens qui' craignent à la fois de s'exposer à la torture et de diffamer leur maltresse : elles sont dubitatives, hésitantes, embarrassées. [Rappelons de plus au lecteur que leur déclaration^ signée , au bas de la fameuse lettre de Marie à Babington, du 17 juillet, n'est qu'une copie contresignée par Phelipps.
Tels sont les seuls documents sur lesquels s'appuie M. Mîgnet pour établir, la culpabilité de Marie Stuart. Quel jury anglais ou français de nos jours oserait la condamner sur de telles preuves?